vendredi 24 mai 2019
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Edito du numéro 484

La menace terroriste, toujours !

Après les attentats meurtriers de Paris en janvier, celui de Saint-Quentin-Falavier, fin juin, marqué par la décapitation djihadiste d’un chef d’entreprise…

Les services de l’antiterrorisme tournent à plein régime mais sont sans illusion. Ils re-
doutent le pire, et plus particulièrement un attentat de masse.

La menace est réelle, d’autant plus que la période estivale, avec son cortège de mil-
liers de réunions festives et sportives, est propice.

Traditionnellement, la Gendarmerie adapte sa posture en été en déployant des effectifs dans les zones touristiques denses. Cette année, l’Arme va, de plus, renforcer sa vigilance sur la recherche du renseignement et la protection des sites sensibles.

Les premiers gendarmes affectés aux Antennes de renseignement territorial (ART) positionnées dans certaines brigades sont en place. Ils doivent détecter les individus susceptibles de passer à l’acte, et faire remonter l’information au Service central du renseignement territorial (SCRT), qui va compter 2 200 policiers et gendarmes à la fin de l’année.

Mais cette recherche du renseignement, cruciale en période de menaces lourdes, ne doit pas être réservée aux gendarmes des ART. Comme M. Jourdain, le gendarme fait au quotidien du renseignement dans ses contacts avec la population. Il doit en avoir conscience.

Le directeur de la Gendarmerie, Denis Favier, insiste d’ailleurs, dans l’un de ses derniers articles publiés sur son blog interne, en demandant à tous les gendarmes de rester mobilisés dans la recherche du renseignement, et sur la réactivité des unités.

Une réactivité que les gendarmes, « premiers à marcher », ont une nouvelle fois confirmée à Saint-Quentin-Falavier, six mois après Dammartin-en-Goëlle.

Pierre-Marie Giraud, rédacteur en chef

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