samedi 14 décembre 2019
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Edito du numéro 480

Sécurité routière, les gendarmes en première ligne

Le nombre des morts sur les routes est reparti à la hausse (3,7  %) en 2014, une première depuis douze ans. Un mauvais chiffre confirmé en janvier (12  %) et en février (6,7  %). Ces statistiques brisent le cercle vertueux de la sécurité routière qui avait permis, en moins de dix ans, de diviser par deux le nombre des morts, passé de 8  000 à moins de 4  000.

La fin des indulgences et l’implantation des radars automatiques à partir de 2003 s’étaient traduits par des résultats spectaculaires. Du coup, la France, classée en 2001 parmi les mauvais élèves de la sécurité routière dans les 28 pays européens, s’était hissée en 2013 dans le peloton de tête des bons élèves. Une place qu’elle risque de perdre si la mortalité routière continue sa progression.

Deux experts viennent de claquer la porte du Conseil national de sécurité routière (CNSR). Ils regrettent l’abandon du projet de baisse de la vitesse de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire, les moyens alloués aux radars «  mobiles-mobiles  » (capables de flasher tout en roulant) et le manque de volonté politique.

La Gendarmerie surveille 90  % des axes avec 540 unités spécialisées (7  000 gendarmes, 550 radars mobiles embarqués). Elle assure une mission essentielle de sécurité routière. Deux tiers des morts sont enregistrés en zone Gendarmerie. Elle est en première ligne.

D’abord pour la prévention dans les écoles, où elle apporte les premiers rudiments de sécurité routière, et sur le bord des routes, où la silhouette du gendarme fait lever le pied. L’aspect répressif se traduit par les contrôles de vitesse des 550 radars mobiles et par les interceptions de véhicules en excès de vitesse.

Elles permettent de vérifier la validité des papiers (permis de conduite…), l’état du véhicule et celui du conducteur (alcool, stupéfiants, port de la ceinture de sécurité).

Selon le professeur Claude Got, spécialiste reconnu de l’accidentologie et l’un des deux démissionnaires du CNSR, les radars fixes et mobiles ont montré leur «  extraordinaire efficacité  », surtout les radars «  mobiles mobiles  », indétectables et «  les plus dissuasifs  ».

Le point noir des contrôles reste celui de l’alcoolémie. Depuis 1997, l’alcool est responsable d’un tiers de la mortalité routière. Le risque de se faire contrôler est 1  000 fois plus élevé pour la vitesse que pour l’alcoolémie.

Pierre-Marie Giraud, rédacteur en chef de «  L’Essor de la Gendarmerie  »

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