vendredi 22 mars 2019
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Edito du numéro 476

«  Ne désarmez pas les gendarmes mobiles !  »

«  L’Essor  » était présent, le jeudi 13  novembre à 18 heures au ministère de l’Intérieur, lorsque M. Bernard Cazeneuve a annoncé l’interdiction de l’emploi des grenades offensives de type F1. A noter  : le rapport conjoint de l’inspection générale de la Police et de l’inspection générale de la Gendarmerie (le général Gilles Miramon) ne préconisait pas cette mesure.

Il s’agit donc d’une décision politique, évidemment destinée à faire tomber la pression politique et médiatique consécutive à la mort très regrettable du jeune Rémi Fraisse, le 26 octobre à 2 heures du matin, lors des très violents affrontements sur le site du barrage de Sivens, contesté par un regroupement de l’ultragauche française.

Comme nous étions informés de cette décision quelques heures auparavant, nous avons décidé, avec l’UNPRG, de mettre en ligne notre pétition nationale  : «  Ne désarmez pas les gendarmes !  » (près de 7  000 signatures au jeudi 20 novembre) juste avant.

Nous voulions que la voix de ceux qui soutiennent les forces de l’ordre, et les gendarmes mobiles en particulier, soit entendue, et que cette déclaration ne puisse pas être tenue pour circonstancielle, faite seulement en réponse à la déclaration d’un ministre. Nous ne cherchons pas à mettre en difficulté le ministre, et encore moins le DG, auquel l’ensemble de la communauté des gendarmes et de leurs amis font une totale confiance.

Mais nous voulons qu’on sache, y compris place Beauvau, que l’ordre ne peut pas se maintenir avec des pâquerettes ! Surtout face à des manifestants cagoulés et casqués, de plus en plus nombreux et violents, armés de projectiles mortels comme des bouteilles d’acide ou des cocktails Molotov !

Ecouter les élus écologistes, les journalistes du « Monde  » et les investigateurs du site Médiapart, c’est bien. Mais tenir compte de l’opinion du plus grand nombre, qui déteste les désordres, qui hait les casseurs, et qui aime les gendarmes, c’est mieux et encore plus nécessaire  ! C’est pourquoi nous maintenons aujourd’hui tous les termes de cette pétition1.

Si les grenades lacrymogènes de type GL et GLI peuvent suffire aux CRS pour maintenir l’ordre en zone urbaine, elles ne permettent pas d’obtenir le résultat attendu des pouvoirs publics en zone rurale ou outre-mer (où les manif’ sont parfois encore plus violentes !). Nous vous demandons donc de la signer, de la faire signer et de la faire circuler le plus possible !

Alain Dumait, directeur de «  L’Essor de la Gendarmerie  »

Pour signer la pétition, cliquez ici.

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