vendredi 24 mai 2019
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Edito du numéro 474

Application du principe d’Archimède au soutien de la Gendarmerie

Le Directeur général Denis Favier a profité de sa présence au congrès de l’UNPRG (fait inhabituel dans la période récente…) pour lancer un appel au regroupement des associations d’anciens de la Gendarmerie, et de retraités en particulier. Les officiers réunis au sein du Trèfle , représenté à Obernai par le général Brachet lui-même, y sont prêts. S’agissant des autres associations, principalement de sous-officiers en retraite (mais pas seulement), la balle est dans leur camp…

Car les temps présents, si difficiles par ailleurs, sont favorables à une telle opération. Cinq ans après la loi de 2009 fixant son statut, la Gendarmerie est bien campée sur des positions solides. La « Maison d’en face », la Police, est plutôt sur la défensive. L’Arme est tout entière regroupée, sans état d’âme, derrière son chef charismatique. C’est le bon moment pour consolider une position. Et pour cela, le DG a besoin d’appuis.

Les réservistes opérationnels de la Gendarmerie – au nombre de 25 000 – sont de plus en plus sollicités. Ils font partie intégrante du dispositif d’environ 100 000 gendarmes actifs actuellement en place, et dont le nombre est globalement stabilisé. La réserve citoyenne – de l’ordre de 3 500 personnes – est utile et conforte la bonne image de l’Arme.

Le DG parle de 200 000 retraités. Ce chiffre paraît élevé. En tout cas, le nombre faisant la force d’une armée, pouvoir parler au nom d’une institution de 300 000 personnes, actifs et retraités, donnerait certainement un poids accru à son chef.

Nous pensons, à « L’Essor », qu’il faut aller plus loin et que notre Gendarmerie a besoin d’élargir ses soutiens civils (au-delà de l’action de l’association des Amis de la gendarmerie, ex Snaag, dont l’histoire et les structures baignent dans la militarité).

Et nous disons que « L’Essor », avec la notoriété de son titre, ses moyens et son positionnement, peut et doit devenir le fer de lance de ce développement. Car, comme aurait dit Archimède, pour « soutenir » la Gendarmerie, il lui faut un point d’appui extérieur et indépendant. Et, contrairement au problème que posait l’illustre géomètre, dans le cas de la Gendarmerie, ce point d’appui existe…

Comme annoncé le 17 septembre au congrès de l’UNPRG (voir p. 14), nous prenons des contacts et des initiatives pour aller dans ce sens, au service de la Gendarmerie, de son institution et de ses personnels, en particulier retraités, ce qui est depuis quatre-vingts ans l’exacte mission de « L’Essor ».

Alain Dumait, directeur, et Pierre-Marie Giraud, rédacteur en chef

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