samedi 24 août 2019
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Edito du numéro 470

La double mission de « L’Essor »

Défendre les personnels, d’active ou retraités, et défendre l’Institution, c’est finalement les deux faces d’une seule et même mission, celle de « L’Essor de la Gendarmerie nationale » depuis près de quatre-vingts ans.

Et, de même que, pour ce journal, depuis son premier jour (et ensuite avec l’UNPRG), le service aux personnels retraités est indissociable de celui qui s’adresse aux actifs, de même, le soutien aux personnes va de pair avec celui à l’Arme.

Le fait que ce support soit dans la sphère civile (son dirigeant, ses principaux contributeurs, une part importante de ses abonnés comme de ses lecteurs…) procure à son contenu éditorial – son message – une crédibilité qu’il n’aurait sans doute pas, au moins pas autant, s’il était une simple émanation de la sphère militaire.

Notre écoute, souvent vérifiée, auprès de la hiérarchie serait évidemment moindre (et non pas meilleure) si nous n’étions que l’émanation d’une association de gendarmes… La pertinence de ce positionnement, qui était déjà celui de Jean Cousteix (revenu à la vie civile quand il lança le journal), nous le maintenons envers et contre tout, y compris ceux qui, soit voudraient nous détacher de la famille des retraités et de l’UNPRG, soit, au contraire, nous suggèrent de ne parler qu’à eux, que pour eux.

Notre image en résulte. Il m’est agréable de constater, souvent, que celle-ci est perçue de façon identique et exacte par nos différents publics : militaires de l’Arme, officiers, commandants, réservistes, retraités, veuves, amis de la société civile…

Ce mois-ci (voir p. 16), « L’Essor » – avec le concours d’un conseiller parlementaire expérimenté, Alain Bisbau – a relancé une activité qui avait été un peu mise en sommeil ces dernières années : le contact direct avec les députés et les sénateurs. Ils connaissent « L’Essor » ; ils mesurent son sérieux et son influence ; ils souhaitent que leurs initiatives et leurs options soient connues et appréciées de la grande communauté des gendarmes.Tous, hors enregistrement, nous interrogent sur tel ou tel aspect de la situation actuelle. « L’Essor » est un parfait intercesseur…

Ce rôle sera donc désormais développé. Beaucoup d’élus sont prêts à être nos relais. Nous souhaitons, partout où la Gendarmerie est présente, que « L’Essor » soit davantage pris en main, non seulement par les gendarmes, mais aussi par les élus, les entreprises, les commerçants et, pourquoi pas, au-delà, par une part toujours plus importante de la population. Telle est notre (grande) ambition.

Alain Dumait, directeur de « L’Essor »

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