samedi 14 décembre 2019
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Edito du numéro 471

L’édito

Poursuivre les malfaiteurs, c’est bien ; organiser la vigilance de la population, ce serait encore mieux ! La Gendarmerie observe et poursuit avec obstination, dans sa zone de compétence – soit 95 % du territoire –, la délinquance sous toutes ses formes, et en particulier la criminalité organisée, qu’elle soit « sporadique » ou « permanente » (notre dossier, pages 8 à 13). Elle met en œuvre tous les moyens dont elle dispose pour la combattre.

– Est-ce suffisant ? Mais bien sûr que non !

Tout responsable d’unité – du directeur général au commandant d’une brigade autonome – sait mieux que personne qu’il sera jugé sur ses seuls résultats. C’est d’ailleurs le cas (et c’est juste) pour toute autorité, militaire ou civile…

La question devient alors, pour le chef : « Comment améliorer mes résultats ? » La motivation des hommes, leur formation, leur moral… sont essentiels. Comme disait Lao-Tseu : « Quand le chef est bon, les hommes sont bons »…

Supposons que les effectifs soient au complet, les équipements nickel et les troupes bien fraîches… A quoi aboutiront les actions – souvent lourdes – de lutte contre la criminalité organisée, en particulier quand celle-ci (et c’est majoritairement le cas aujourd’hui…) est d’origine étrangère, agissant en commandos sur notre territoire, prompts à se replier sur leurs bases, forfaits accomplis ?

L’un de nos interlocuteurs utilise, pour répondre à cette question, l’expression (« bien connue dans la gendarmerie », dit-il…) « manœuvre sainte Geneviève ». Allusion au fait que la dame sut, en 451, convaincre les Huns d’épargner les Parisiens et d’aller plutôt attaquer les Wisigoths en Aquitaine… Ce qui veut dire qu’on ne règle pas le problème, on le repousse et le déplace. Encore que, de même que la poussière est plus facile à ramasser en bas des escaliers, de même certains groupes criminels sont plus faciles à éliminer là qu’ailleurs…

Mais si l’on considère, par exemple, les groupes d’origine balkanique – aujourd’hui très présents en France –, seule une éradication sur leurs territoires d’origine permettrait d’obtenir un résultat durable. Ce n’est pas demain la veille !…

Par contre, les actions de prévention ont un effet important. Des précautions parfois élémentaires permettent de décourager ou au moins de réduire les cambriolages en bandes organisées. C’est évidemment aux gendarmes – heureusement populaires – de mener ces actions d’information. Avec le concours de tous : édiles, responsables économiques, retraités et réservistes de la Gendarmerie… Et avec le soutien de « L’Essor » !

Alain Dumait, directeur de « L’Essor »

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