vendredi 24 mai 2019
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Edito du numéro 466

« L’Essor » et ses mentors

Le livre-événement de Jacques Revise, «  La Face cachée de la Gendarmerie  », va certainement interpeller la communauté des gendarmes.

Pourquoi est-il publié par «  L’Essor  » ? Notre société comporte un département édition, «  La Musse  », qui avait déjà été publié une trentaine d’ouvrages. A l’occasion de la sortie de ce livre, nous réactivons ces éditions, qui étaient en sommeil depuis quelques années  : il est normal que l’ancien directeur de «  L’Essor  » soit publié ici plutôt qu’ailleurs…

Ce livre est-il opportun  ? Jacques Révise témoigne, avec sa sincérité bien connue de nos anciens abonnés, de ses longues années passées au poste d’observation avancé que constitue la direction de «  L’Essor  ». Avec «  son  » journal, notre journal, il a contribué à réformer, moderniser et améliorer la situation des personnels de l’Arme, et, de ce fait, l’Institution elle-même.

Les gendarmes d’aujourd’hui doivent beaucoup à quelques réformateurs, d’ailleurs honorés comme il se doit au sein de la grande famille. Ils s’appellent François Paoli, Georges Lelu, Jean Cousteix. Jacques Revise, pourtant civil, s’inscrit dans cette lignée.

A noter : tous ont agi en marge de l’institution, en dehors de ses structures, et les trois derniers en s’appuyant sur «  L’Essor  »… Car la défense d’une institution a besoin, aura toujours besoin, d’un point d’appui INDÉPENDANT. Pour les raisons déjà indiquées par… Archimède ! («  Trouvez-moi un point d’appui INDÉPENDANT et je soulèverai l’univers !  »).

Ce qui ne veut pas dire qu’une institution comme la Gendarmerie ne peut pas être réformée de l’intérieur, par elle-même. Si, bien sûr  ! Ce que fait d’ailleurs, sous nos yeux, le directeur général Denis Favier, avec sa feuille de route (volets 1 et 2).

Simplement, pour agir de l’intérieur, il faut – comme le DG  – adopter la méthode dite «  incrémentale  », où l’on avance pas à pas mais à jet continu. C’est d’ailleurs la voie la plus efficace pour réformer les structures complexes.

Soutiens, propositions ou campagnes externes d’une part, et réformes «  incrémentales  » d’autre part, sont complémentaires. Qui peut croire que la Gendarmerie serait devenue autonome, avec une Direction générale, à partir de 1981, indépendante de l’état-major des armées, sans des hommes de la trempe de ces anciens, tous mentors de «  L’Essor  » d’aujourd’hui  ?

Alain Dumait, directeur de «  L’Essor  »

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