jeudi 12 décembre 2019
Accueil / Edito / Edito du numéro 459

Edito du numéro 459

« L’Essor » et l’UNPRG : une belle histoire !

A la Libération, l’Union nationale de la gendarmerie et de la garde est créée, dans la continuité des mouvements issus de la Résistance. Elle fait appel à un adjudant-chef de la Gendarmerie en retraite, Jean Cousteix, qui en 1935 a créé un journal corporatif intitulé « La Voix de la Gendarmerie et de la Garde ». Jean Cousteix dépose les statuts le 23 août 1946, et devient secrétaire général du mouvement qui deviendra l’Union nationale des personnels en retraite de la Gendarmerie (UNPRG), car Paul Ramadier, ministre de la Défense de l’époque, interdit aux personnels d’active d’y adhérer.

Jean Cousteix appartenait à cette lignée de réformateurs – tel le capitaine Pascal Paoli – qui ont contribué à forger la Gendarmerie d’aujourd’hui : avec d’une part un attachement viscéral à l’Arme, et, d’autre part un dévouement total à ses personnels. Quant à « son » journal, au fil des ans, il est devenu « L’Essor de la Gendarmerie nationale » tel qu’il est aujourd’hui.

Longtemps, la Gendarmerie n’a pas été dirigée par des gendarmes. Et les officiers supérieurs, issus de l’école de Versailles (c’était avant Melun), étaient peu nombreux. Cette situation a permis de dire qu’en Gendarmerie, les « sous-off’ » forment vraiment, plus qu’ailleurs, l’ossature et la culture du corps.

Or, les règles qui s’appliquent aux gendarmes, semblables à celles de tout militaire, n’en sont pas moins plus exigeantes, compte tenu du fait que le gendarme vit au sein de la société civile, ce qui n’est le cas de ses collègues de l’armée de Terre, de l’Air ou de la Marine.

Il en résulte que les problèmes du casernement, et ceux liés au droit d’expression, à la représentation, et plus généralement aux conditions de vie, y compris de rémunération et de décorations, sont depuis toujours des sujets plus sensibles.

Depuis près de quatre-vingts ans, l’UNPRG et « L’Essor » défendent ensemble non seulement les retraités, mais aussi l’ensemble des personnels, sur tous les terrains où leur statut les empêche d’utiliser les voies syndicales, ouvertes notamment aux policiers de « la Maison d’en face »…

Ce qui signifie que, chaque mois, les colonnes de « L’Essor » rendent compte fidèlement des événements liés à la spécificité de la vie corporative. En outre, le journal développe, en osmose avec l’UNPRG, les thèmes utiles à la protection des personnels en activité et en retraite et à la sérénité de la Gendarmerie tout entière. C’est en référence à cette histoire et à cette culture communes que nos deux entreprises, l’une associative et l’autre commerciale, ont renouvelé, le 10 juin dernier, une convention qui les lie, dans un climat de confiance réciproque.

Alain Dumait, directeur de « L’Essor »

pour visa, Henri Martinez, président de l’UNPRG

A voir également

27 escadrons à Paris pour la manifestation de ce 10 décembre contre la réforme des retraites

Selon nos informations, près de 47 unités de forces mobiles seront déployées pour la manifestation du 10 décembre dans la capitale.