samedi 16 novembre 2019
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Edito du numéro 457

Nous avons été entendus

Dans mon dernier éditorial, je formais le souhait que le prochain directeur général de la Gendarmerie soit un militaire. J’ai été, si j’ose dire, exaucé, et le général Denis Favier vient d’être élevé au rang et à l’appellation de général d’armée, et nommé directeur général de la Gendarmerie en remplacement du général Jacques Mignaux, nommé en 2e section du cadre de réserve. Nous sommes, à l’UNPRG, particulièrement satisfaits de ce choix. Pour les raisons suivantes  :

Le général Favier, issu du milieu militaire, est un chef prestigieux. Nous nous souvenons tous de sa brillante intervention à la tête du GIGN, lors de la libération des passagers d’un avion d’Air France pris en otages, le 24 décembre 1994. Il a, en outre, exercé tous les commandements classiques de la Gendarmerie et a séjourné dans des états-majors de haut niveau. C’est un chef accompli, et son âge (53 ans) est une garantie de longévité dans un poste où on a besoin d’une continuité dans la réalisation des projets en cours.

Quatrième officier général à la tête de l’Arme, il conforte le sentiment que celle-ci, en dépit des attaques orchestrées par des syndicats de Police, conservera son statut militaire, qui constitue son essence même et conditionne son existence. Les militaires de la Gendarmerie, héritiers d’une tradition multiséculaire, sont un phénomène français, qu’il importe de maintenir dans leurs spécificités et leurs compétences.

Enfin, issu de l’entourage du ministre de l’Intérieur, il entretient avec celui-ci des relations de confiance totale, qui sont une garantie pour le maintien de cette parité globale avec la Police qui a parfois tant de mal à se maintenir.

Dès à présent, nous tenons à lui faire savoir qu’il peut compter sur nous en toutes circonstances. Que tous, vieux soldats fiers de notre passé et fidèles à nos valeurs, nous l’assurons de notre dévouement à une Gendarmerie que nous aimons et défendrons farouchement si le besoin s’en fait sentir.

Que nous espérons :

– qu’il nous associera aux réflexions en cours sur l’évolution de l’Arme et les projets relatifs à l’amélioration des conditions de vie des personnels d’active ;

– qu’il veillera de façon ferme et pertinente à l’entente, sinon l’osmose, qui doit exister entre l’active et les retraités ;

– qu’il œuvrera pour le maintien de la qualité de vie des retraités, tant sur le plan pécuniaire que pour l’attribution des récompenses bien méritées, et qu’il nous recevra et nous écoutera quand, à bon escient, nous viendrons lui exposer des problèmes relatifs à des situations particulières. Tel est le contrat de confiance réciproque que nous souhaitons établir.

Henri Martinez

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