vendredi 13 décembre 2019
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Edito du numéro 423

QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES

La Direction générale de la Gendarmerie a cru bon de diffuser un communiqué de presse mettant en cause “L’Essor de la Gendarmerie” (n° 421) qui, je cite : “à la recherche de sensationnel, diffuserait des propos aussi alarmistes que fantaisistes sur le devenir de la Gendarmerie”. Cette initiative m’amène à préciser que je pense être un journaliste professionnel honnête, depuis maintenant trente-trois ans que je fais ce métier. J’entretiens des relations privilégiées avec des personnalités de tout ordre, des confrères, des décideurs politiques, des militaires de la Gendarmerie et des fonctionnaires de police de tout grade. Des hommes et des femmes particulièrement avertis, pour certains, des problèmes et des projets d’actualité, même confidentiels, et qui me permettent d’obtenir bien souvent des renseignements pertinents et recoupés

Cette circonstance me donne l’occasion d’affirmer que “L’Essor” ne publie jamais d’informations erronées, d’affabulations. En fait, mon cas de conscience est, justement, de faire état ou non des données obtenues. De par mon hérédité “gendarmique”, j’ai choisi délibérément une stratégie de communication, car cela démontre que nous sommes en mesure d’alerter l’opinion publique dans l’hypothèse où certains projets se concrétiseraient. La revue de la FNRG (Fédération nationale des retraités de la Gendarmerie) s’est empressée de publier le communiqué de presse de la Direction générale mettant en cause notre journal. Cela me permet de constater – et je ne suis pas le seul – que la FNRG est d’autant plus encline à jouer un rôle de “messager de la direction”, je n’ose pas dire de “voix de son maître”, qu’elle est maintenant logée à titre gracieux dans une caserne de gendarmerie à Saint-Mandé, dans la région parisienne… où elle dispose, après travaux, de tout un bâtiment, comportant même une installation d’accueil, sommaire, certes, mais très utile.

“L’Essor”, quant à lui, supporte seul ses frais de logistique, de composition et de diffusion. Cette situation lui donne une véritable indépendance qui lui permet une totale liberté de conception et d’expression dans un temps où, de plus en plus, l’argent est le nerf de la guerre et où la presse écrite, aussi bien nationale, régionale que corporative, connaît de sérieuses difficultés. “L’Essor” n’échappe pas à tout cela,  mais il compte sur son dynamisme, son influence et son professionnalisme pour attirer vers lui tous ceux qui croient à la spécificité pérenne de la Gendarmerie, à son orginalité, à la valeur de ses personnels et à la place privilégiée qu’elle occupe dans le paysage français.

“L’Essor” s’est toujours battu pour défendre les personnels de l’Arme, en activité et en retraite. Plus que jamais, il se sent investi de cette mission.

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