mercredi 24 avril 2019
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Essor gendarmerie Anduze

Retraites : l’UNPRG veut garantir et défendre les intérêts des retraités et des veuves

L’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG) a pour objet d’Unir, Soutenir et Agir pour défendre les intérêts des personnels actifs, retraités et veuves de la gendarmerie ainsi que de leurs familles. 

Notre association à caractère professionnelle, la plus importante en nombre d’adhérents pour la gendarmerie, est particulièrement attentive aux travaux entrepris dans le cadre de la réforme des retraites. 

Notre vigilance porte également sur une réflexion actuellement menée quant au maintien des pensions de réversion. Monsieur le haut-commissaire à la réforme des retraites est chargé de piloter celle-ci. Il doit entendre les revendications des principaux concernés, à savoir les associations de retraités représentants légitimement les retraités et veuves.

L’UNPRG a la ferme intention de défendre les membres de la communauté gendarmerie les plus fragiles. Aussi invraisemblable que cette hypothèse puisse paraitre, les veuves deviendraient particulièrement fragiles si elles devaient être privées de leurs droits à pension de réversion.

 L’UNPRG est déterminée à garantir et à défendre les intérêts des retraités et des veuves dans le dossier de la réforme des retraites. 

L’orientation politique qui vise à diminuer les acquis sociaux au détriment des retraités et veuves ne peut se poursuivre indéfiniment. L’augmentation du taux de la CSG est déjà suffisamment injuste et cause un préjudice conséquent à une tranche de la population loin d’être privilégiée.  

La militarité a des conséquences sur nos vies pendant toute notre existence professionnelle. Notre disponibilité hors norme, la condition militaire sont des contraintes particulières qui ouvrent droit à de légitimes compensations. A titre d’exemple, le gendarme ne peut exercer un droit de retrait, au contraire il doit s’engager sans restriction au péril de sa vie. 

Le conjoint d’un gendarme connait les contraintes de nos métiers pour les vivre au quotidien. Les enfants de gendarmes sont eux aussi soumis à ces conditions spécifiques de vie. Bon nombre d’épouses n’ont pas pu travailler pour suivre leur gendarme de mari dans des résidences où le travail n’était pas évident à trouver. La mobilité de notre profession est une autre difficulté qui commence seulement à être prise en compte dans l’accompagnement des familles. Les épouses ont droit à cette pension de réversion, c’est une juste compensation de cette vie hors normes. Il est inimaginable de remettre en question des mesures qui permettent aux veuves le maintien de leur niveau de vie. La spécificité de la vie des gendarmes est unique, en effet avant la création des centres opérationnels et avant l’arrivée des femmes gendarmes, nos épouses étaient supplétives de la gendarmerie. Elles étaient pour le moins réveillées par les sonneries de téléphone jour et nuit. Elles assuraient également des activités de remplaçant de planton, de fouilles sureté réalisées sur des femmes interpellées. Ce travail aujourd’hui inconcevable car considéré comme illégal, n’était ni déclaré, ni rémunéré mais pour autant bien réel. 

L’UNPRG va rechercher l’unité de l’ensemble des associations à caractère professionnel de la gendarmerie pour, dans l‘intérêt général, défendre les veuves et retraités dans ces sujets de la réforme des retraites et du maintien de la pension de réversion. 

  

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4 Commentaires

  1. BAYART Raymonde

    Veuve de l’arme, je remercie l’UNPRG de soutenir nos intérêts et en particulier le maintien de la pension de reversion.

  2. Michel

    Tout comme vous le dites dans l’article, mon épouse a fouillé des femmes gardées à vue, répondu au téléphone de service, subi les appels durant mes astreintes (nombreuses car durant ma première moitié de carrière il n’y avait pas de QL…), m’a suivi pendant de très nombreux déménagements sur 6 régions, a changé maintes fois de métier avec à chaque fois des mois à rechercher une place hypothétique, subi des logements (qui nous sont imposés) parfois à la limite de l’insalubrité, dans des casernes vieillottes ou des HLM pas toujours bien fréquentés… aujourd’hui je suis encore là, à la retraite depuis ma radiation pour limite d’âge, mais elle n’aurait plus droit à une pension de réversion comme maintenant, ou la voir diminuée, lorsque je ne serai plus là ??? Comme j’ai été gendarme il lui manquera toujours beaucoup de trimestres pour obtenir une pension à elle, à peine suffisante pour (sur)vivre. Et mon cas n’est sûrement pas le pire.
    Associations qui nous représentez, battez vous, pour nos conjoints. La CSG s’était déjà de trop !

  3. Telliez

    Il devient en effet imperatif de nous rassembler pour defendre les interets des retraites de l Arme et de leur epouse. Elles ont en effet ete soumises aux contraintes du service quasiment au meme niveau que nous. Il faut montrer que nous sommes bien determines a ne pas nous laisser faire.

  4. michel

    L’UNPRG a tout à fait raison de s’impliquer dans la défense de nos retraites et de prendre toutes dispositions utiles pour que la réversion en faveur des veuves ne soit pas lettre morte. Nos compagnes comme nos enfants ont été confrontés aux aléas de la vie en gendarmerie et souvent en ont subi les conséquences. J’ai parcouru avec la plus grande attention votre analyse, elle reflète tout à fait le fond du problème et des interrogations qui en découlent. Un grand MERCI pour avoir évoqué cette problématique que beaucoup ignore.

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