jeudi 1 octobre 2020
Accueil / Brèves / Un gendarme en retraite de Meurthe-et-Moselle mis en examen pour viols de mineurs commandités sur internet

Un gendarme en retraite de Meurthe-et-Moselle mis en examen pour viols de mineurs commandités sur internet

L’affaire de cyber-criminalité dans laquelle a été interrogé la semaine dernière un gendarme en retraite de Meurthe-et-Moselle “dépasse l’entendement et pulvérise les limites du sordide”, rapporte L’Est Républicain.

Effectivement, un gendarme retraité, officier selon le journal, est soupçonné de faits d’une perversité inouïe commis sur Internet.

Il a été mis en examen pour avoir commandité et visionné des vidéos de viols et d’agressions sexuelles de mineurs tournées en direct depuis les Philippines. Mis en examen pour “complicité de viol et d’agression sexuelle sur mineur de 15 ans“, il a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire.

L’affaire est partie d’un signalement de l’implication présumée du Français aux autorités françaises par le HSI (homeland security investigation), une agence fédérale américaine compétente en matière d’abus sexuels sur des mineurs. Cette agence a mis au jour un réseau suite à l’arrestation aux Philippines d’un individu qui enregistrait et diffusait sur internet des scènes d’agressions sexuelles et de viols de mineurs en “live streaming”, c’est-à-dire filmées en direct avec des webcams.

https://platform.twitter.com/widgets.js

Identifié par les enquêteurs américains alors qu’il négociait, fin 2017,  sur la messagerie Skype, des tarifs de vidéo avec un contact aux Philippines, le cyber pédophile présumé a été placé en garde à vue par des policiers de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP).

Le suspect de 55 ans a reconnu avoir visionné des “spectacles” pornographiques filmés en direct et mettant en scène, selon lui, des adultes. Deux vidéos avec deux mineurs,  dont l’un aurait subi des agressions sexuelles et l’autre un viol, ont néanmoins été captés par le HSI qui a également saisi un historique de paiement attestant des versements du suspect.

Il aurait effectué vingt-six versements entre janvier 2017 et octobre 2018 pour un montant total de 1.380 €.

Un phénomène apparu en 2012

Selon le procureur de Nancy, cité par L’Est Républicain, ce phénomène est apparu au cours de l’année 2012 aux Philippines.

Source de revenus considérables, cette forme d’exploitation sexuelle, qui concerne des filles ou garçons âgés de quelques mois à 10 ans et issues de la très grande pauvreté, a été initiée par des structures criminelles locales puis adoptée par un grand nombre de familles défavorisées.

 

 

 

 

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *