samedi 26 septembre 2020
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Exercice de menottage
Exercice de menottage Illustration (MG/L'Essor).

Marne : quatre mois de prison avec sursis pour le gendarme accusé de violences

La justice a condamné la semaine dernière à quatre mois de prison avec sursis un gendarme de Vitry-le-François.

En cause, son comportement violent. Tout d’abord lors de l’interpellation, puis durant la garde à vue d’un homme arrêté pour ivresse sur la voie publique. Selon Ouest France, le parquet de Châlons-en-Champagne lui reprochait des “faits de violences aggravées par personne dépositaire de l’autorité publique, en particulier un coup porté au visage et un geste d’étranglement“.

Pour le parquet, le gendarme a perdu son sang-froid

Ce gendarme était intervenu pour contrôler l’identité d’un homme qui faisait du tapage à sa fenêtre pendant le confinement. L’homme avait finalement été interpellé pour ivresse publique et outrages. Des faits pour lesquels le parquet l’a orienté vers un stage de citoyenneté. Mais lors des événements, selon le parquet, le militaire a perdu son sang-froid en assénant plusieurs coups de poing au mis en cause. “D’abord au moment de son interpellation puis à son arrivée dans les locaux de la Gendarmerie, alors que ce dernier était menotté et refusait de s’asseoir“, a précisé la procureure de la République, Ombeline Mahuzier.

Lire aussi: Un gendarme adjoint volontaire se donne la mort à Colmar

Une version contestée par le gendarme. Ce dernier a certes bien reconnu qu’une partie de ses gestes était disproportionnée. Mais le militaire a contesté la qualification de violences, estimant, rapporte le parquet, qu’il “s’agissait d’une simple faute professionnelle”. Nous n’avons pu joindre le gendarme pour avoir directement sa version de faits. Quant au gardé à vue, il n’a pas souhaité déposer plainte.

Le gendarme est également condamné à une interdiction de porter une arme soumise à autorisation pendant huit mois. Toute mission de sécurité ou d’ordre sur la voie publique et toute mission judiciaire lui sont donc de facto interdites pendant ce laps de temps. Pour autant, le tribunal ne l’a pas suspendu de ses fonctions. Il laisse le soin à sa hiérarchie de se prononcer dans le cadre de la procédure disciplinaire déjà engagée.

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2 Commentaires

  1. val

    vu les conditions dans lesquelles nos gendarmes travaillent, les violences qui explosent quoi qu’on en dise, ils restent des etres humains avec leurs limites…soutien à eux.

  2. Le gardé à vue n’a pas souhaité porter plainte. Un homme ivre qui insulte un gendarme sait au fond de lui que quelques baffes suffisent à le ramener à une conception saine des rapports sociaux. C’est plus efficace qu’un stage de citoyenneté, moins coûteux et sans doute plus humain.

    L’incident aurait pu être réglé entre le gendarme et sa hiérarchie. Il a fallu que la justice soit saisie. L’affaire va suivre son cours, pendant que des affaires mille fois plus graves sont tues.

    Soutien donc à ce gendarme. Pas un soutien à son geste, mais soutien au bonhomme qui est certainement quelqu’un de bien.

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