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vendredi 16 avril 2021
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Illustration : négociateur du GIGN (Photo GIGN).
Illustration : négociateur du GIGN (Photo GIGN).

Malgré la présence du GIGN, la prise d’otage de Domont vire au drame

Tragique épilogue pour ce drame familial malgré la présence du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN). L’homme armé qui s’était retranché hier soir au sein de son entreprise d’aménagement paysager à Domont dans le Val-d’Oise, a tué son épouse avant de se suicider. Le drame a également fait deux blessés. Il s’agit d’employés de l’entreprise dont le pronostic vital n’est pas engagé.

C’est aux alentours de 19 heures que cet homme de 58 ans, en instance de divorce depuis deux ans, a pris son épouse en otage après une dispute. La femme de 44 ans –co-gérante de l’entreprise avec son mari– a réussi à contacter la gendarmerie de Domont pour “des faits de violences avec arme commis par son conjoint dans les locaux de leur entreprise” (communiqué du parquet de Pontoise).

Le négociateur du GIGN ne parvient pas à établir le contact

Dès lors, un important périmètre de sécurité déployé sur place mobilise une centaine de gendarmes. Le GIGN les rejoignent rapidement dans cette ville située à une vingtaine de kilomètres au nord de Paris. Malgré la présence d’un négociateur, les forces de l’ordre ne sont pas parvenues à établir le contact avec le forcené. Peu après 21 heures, ils ont finalement envoyé un robot en repérage avant de lancer l’assaut. Ce dernier a permis la découverte des deux corps sans vie de la femme et de son conjoint.

Selon des informations du Parisien, le couple avait trois petites filles en bas âge. Déjà condamné par trois fois pour violences conjugales sur sa femme avec des mesures d’éloignement, l’homme, “ravagé par ce conflit familial qui durait”, a semble-t-il “pété un câble”, a confié le député de la 7e circonscription du Val-d’Oise, Dominique Da Sylva, qui le connaissait.

Lire aussi: La prise d’otages de Trèbes racontée par les gendarmes locaux

Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête “pour tentative d’assassinat et séquestration”.

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Un commentaire

  1. hirondelle

    Sauf à disposer d’un militaire répondant au prénom de Jésus, il est difficile d’attendre un miracle de l’intervention du GIGN sur une situation où il semblerait que les cartes étaient battues d’avance par l’une des parties aux faits, laquelle aurait semble t il bénéficié d’une perception erronée de son comportement par les magistrats ayant eu à traiter des dossiers antérieurs de violences intra familiale. Ce n’est malheureusement pas la première fois que l’unité est confrontée au décès d’une otage dans ce type de situation conflictuelle et dans les temps proches de son déplacement.

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