lundi 17 juin 2019
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(Photo/SD/L'Essor).

En garde à vue, il frappe et couvre d’insultes les gendarmes : 5 mois ferme

L’homme avait donné des coups de tête et de coude à quatre gendarmes, trois hommes et une femme tout en les traitant de “suceuse“, de “sale nègre” ou de “fils de pute“.

Il a été condamné jeudi en comparution immédiate à cinq mois de prison ferme, avec maintien en détention à l’issue de l’audience, pour les violences et les outrages qu’il avait proférés quarante-huit heures plus tôt en garde à vue contre ces quatre gendarmes de Châteaubriant (Loire-Atlantique).

La procureure de la République avait requis une année d’emprisonnement ferme et maintien en détention.

Le tribunal correctionnel de Nantes lui a également infligé cinq autres mois de prison avec sursis.

Actuellement sans emploi, Samy Miout,   de Moisdon-la-Rivière, âgé de 33 ans, devra aussi se plier à une mise à l’épreuve, qui lui interdira de paraître à Châteaubriant, Moisdon-la-Rivière et La Meilleraye-de-Bretagne.

Sur le plan civil, il aura obligation d’indemniser ses quatre victimes : il devra ainsi payer 500 € de dommages et intérêts à L. C., 400 € à J C. et B.M.et 250 € à M.M.

Les plaignants lui avaient demandé initialement une somme totale de 2.800 €.

A l’origine, le prévenu avait été interpellé dans le cadre d’un conflit de voisinage et se trouvait “en état d’ivresse”, d’après les gendarmes – bien qu’ils n’aient pas mesuré son alcoolémie. Mais la garde à vue ne s’était “pas bien passée“, a convenu son avocate.

Il ressent un fort sentiment d’injustice, et il a lui-même un petit contentieux avec la gendarmerie depuis qu’elle a tardé à prendre sa plainte pour une agression dont il a été victime”, avait expliqué Me Agathe Bignan.

Son client a également fait état des blessures “assez impressionnantes” qu’il a lui-même subies après cette garde-à-vue mouvementée : il a par exemple “des douleurs au niveau du nez” ou encore “des difficultés au niveau de la mâchoire”.

“Avec lui, il y a beaucoup de mots, beaucoup de paroles, mais au final peu de violences… Il a une intolérance à la frustration, mais il faut qu’il apprenne à vivre avec les autres”, avait plaidé Me Agathe Bignan pour solliciter l’indulgence du tribunal correctionnel de Nantes.

GF (PressPepper)

 

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