dimanche 27 septembre 2020
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Illsutration (Photo: Aaron Sherman/Creative Commons)
Illsutration (Photo: Aaron Sherman/Creative Commons)

Des pleurotes de Paris bio produits dans les cachots de l’ancienne gendarmerie du boulevard Excelmans

Connaissez-vous Biofield ? Cette entreprise familiale cultive des Pleurotes de Paris dans les geôles de l’ancienne gendarmerie du boulevard Excelmans, dans le 16e arrondissement. Produits selon les méthodes écoresponsables, ces champignons bio sont distribués chaque jour après la cueillette auprès des restaurateurs et des épiceries bio qui forment la clientèle d’Alexandre et Viviane Zida, à l’origine de ce projet pour le moins surprenant.

La caserne Chalvidan abrite à l’heure actuelle des réfugiés, des acteurs associatifs mais aussi des entrepreneurs grâce à l’association Aurore chargée de sa gestion. C’est par son intermédiaire qu’Alexandre, ancien urbaniste, intègre, il y a près de deux ans, le centre d’hébergement d’urgence les Cinq Toits, un projet d’innovation sociale temporairement logé dans les murs de l’ancienne gendarmerie.

Une atmosphère de sous-bois dans les anciennes cellules

Intéressé par la valorisation des biodéchets, il se lance après une reconversion professionnelle dans cette aventure un peu folle raconte 20 minutes. Le jeune homme, bientôt rejoint par sa sœur Viviane, reproduit dans les pièces exiguës qui servaient de cellules “une atmosphère de sous-bois” humide et ventilée. Grâce au marc de café récupéré chez les commerçants du quartier, ils produisent ainsi chaque mois entre 120 et 150 kg de Pleurotes de Paris, marque déposée. Leur récolte est ensuite distribuée en circuit court, sans intermédiaires. Pour ces passionnés âgés de 31 et 38 ans, “l’agriculture urbaine” n’est pas un simple “phénomène de mode pour bobos”. Au contraire, elle permet de créer “de l’emploi, du lien social et de la biodiversité”.

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Les deux partenaires cultivent également différentes variétés de mini-pousses (pois vert, chou rouge, radis…). Ils s’apprêtent par ailleurs à commercialiser une gamme de tartinables bio. A tel point qu’il leur faudra bientôt trouver des locaux plus spacieux. Cela tombe bien : Paris Habitat, propriétaire des lieux, devrait les récupérer en août 2021 afin de construire des logements sociaux.

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