L'Essor

Agressé avec sa compagne et un ami, le gendarme maîtrise deux individus dont l’un est armé

Le palais de justice de Caen (Illustration S.D/L'Essor).

Le palais de justice de Caen (Illustration S.D/L'Essor).

Les deux agresseurs sont bien mal tombés. En l’occurence sur un gendarme particulièrement affûté ..

Les faits sont survenus à Rennes au cours de la nuit de samedi à dimanche.

Le militaire rentrait à pied d’une soirée avec sa compagne et un ami dans la nuit lorsqu’ils ont été agressés par deux jeunes hommes circulant en voiture.

L’un est sorti de la voiture, au niveau du passage pour piétons et a foncé sur l’un des deux hommes, lui portant de nombreux coups, rapporte Ouest France.  Le gendarme a alors volé au secours de son ami et a maîtrisé en deux temps trois mouvements l’agresseur.

C’est alors que l’autre individu est intervenu en braquant une arme à 20 cm de sa tête du militaire. Mais ce dernier, réalisant que l’arme était factice (un pistolet d’airsoft)  n’a pas bronché et a n’a pas relâché son étreinte sur l’homme au sol.

Le gendarme racontera plus tard que sa compagne, qui n’avait pas réalisée que l’arme était factice, est restée “prostrée” en assistant à la scène.

Au delà des réquisitions

Jugés par le tribunal correctionnel, les deux hommes ont été condamnés à 18 mois, dont dix avec sursis mise à l’épreuve pour le premier agresseur, un homme de 36 ans qui compte déjà vingt mentions à son casier judiciaire. Un mandat de dépôt a été décerné à son encontre.

Le porteur de l’arme a  écopé de dix mois, dont cinq avec sursis mise à l’épreuve.

Tous deux se sont vus interdire de détenir une arme et ils devront indemniser les victimes, pour un montant qui sera fixé lors d’une prochaine audience.

Le tribunal est allé au delà des réquisitions du procureur qui avait demandé une peine de dix mois à l’encontre de l’auteur des coups, dont cinq mois avec sursis mise à l’épreuve, et une condamnation à six mois avec sursis simple, à l’encontre du porteur de l’arme.

D.C