mercredi 14 avril 2021
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Le maréchal des logis-chef Patrick Boissier dans la cour d’honneur du quartier des Célestins, à Paris (Photo: MG/L'Essor).
Le maréchal des logis-chef Patrick Boissier dans la cour d’honneur du quartier des Célestins, à Paris (Photo: MG/L'Essor).

Patrick Boissier : des ors de la République aux rayons des librairies

Si Patrick Boissier a effectué l’essentiel de sa carrière au régiment de cavalerie de la Garde républicaine, il assure qu’il doit ce parcours à “un complet concours de circonstances”. Avant d’entrer en Gendarmerie, son passé de cavalier se résumait d’ailleurs à “une balade au cirque de cavalerie”.

Malgré ce manque de culture équestre, son histoire familiale avait posé quelques jalons en direction des prestigieuses cérémonies assurées par la Garde.

Patrick Boissier décide d’être gendarme

Directeur des Services jardins de la Ville de Sens, dans l’Yonne, son père était en effet “très porté sur la chose militaire“. Mélomane, il organisait en outre, “chaque année, une fête de la Saint-Fiacre lors de laquelle il faisait venir une formation musicale militaire de haut niveau”, se souvient Patrick Boissier, aujourd’hui maréchal des logis-chef.

Quand il faut choisir une carrière, le jeune homme décide donc d’être gendarme et, profitant de son bon classement en sortie d’école, choisit l’infanterie de la Garde républicaine, afin de pouvoir reprendre ses études.

Nous sommes au début des années  80, et il est encore possible de rejoindre le régiment de cavalerie sans être jamais monté sur un cheval.

Deux ans de rééducation après une chute

“On vous faisait monter sur un cheval et on vérifiait votre posture et si vous aviez peur”, précise Patrick Boissier. Parmi la demi-douzaine de volontaires, il sort du lot et rejoint le centre de formation de Saint-Germain-en-Laye, puis le 3e escadron du régiment de cavalerie.

Trois ans plus tard, son cheval effectue plusieurs ruades matinales et le projette au sol. Violent, le choc lui vaudra deux ans de rééducation. A l’époque, les cavaliers sont coiffés d’un képi et non d’une bombe d’équitation…

Progressivement, il pourra reprendre du service, mais ce coup du sort aura raison de ses espoirs de devenir officier.

Soudain, Raïssa Gorbatchev frôle son sabre

Il ne regrette pourtant pas sa vie de cavalier. Et notamment le protocole qui l’a conduit dans tous les palais de la République, ainsi que sur les Champs-Elysées pour les défilés du 14  Juillet autour des présidents Mitterrand et Chirac, toujours “un moment clé du cavalier, et un honneur”.

Lire aussi: En patrouille équestre avec les gendarmes de la Garde républicaine à Paris (vidéo)

Il lui revient aussi des moments de solitude, comme lorsque Raïssa Gorbatchev frôle son sabre à la sortie de d’une représentation de l’Opéra Garnier. La première dame d’URSS trébuche dans le grand escalier d’honneur. “Heureusement, elle n’est pas tombée”, frémit Patrick Boissier des années plus tard.

Comme il a la “fibre communicante“, l’officier communication de la Garde le repère. Arrivé à l’essai pour quatre mois, il y restera treize ans.

A quelques jours de la retraite, il porte un regard ému sur une unité qu’il quitte avec panache, puisqu’il sort, le 16 septembre, un livre sur son cher régiment.

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