mercredi 27 janvier 2021
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Grâce à son métier, Michel Lanne, amoureux de la montagne, peut vivre sa passion au quotidien (Photo: Facebook Michel Lanne).
Grâce à son métier, Michel Lanne, amoureux de la montagne, peut vivre sa passion au quotidien (Photo: Facebook Michel Lanne).

Michel Lanne : que la montagne est belle !

Sauveteur au sein du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc, Michel Lanne est également une référence dans le milieu de l’ultratrail français et international. Le point commun entre son métier et sa passion : la montagne.

Ses performances sur ces terrains si extrêmes donnent le vertige. Le voir débouler à vive allure dans des descentes de course qui font aisément le tour de l’horloge peut donner des nausées tellement l’image semble hallucinante. Irréelle. Elle interpelle autant qu’elle est belle avec la montagne en toile de fond. Et ce sourire, qui a déjà conclu certains chefs-d’œuvre alpestres au moment de franchir la ligne d’arrivée, nous rappelle surtout que Michel Lanne est avant tout un humain. Un homme qui sait reconnaître l’authenticité des choses, souvent avec une pointe d’humour, et qui voue un amour indéfectible et inconditionnel à la montagne.

Et dire que c’est à l’issue d’un pari lancé par son père qu’il a participé à sa première course, la lampe frontale vissée sur un casque. S’il ne l’avait pas relevé, rien ne dit qu’il n’aurait tout de même pas obtenu, quelques années plus tard, l’un des plus beaux palmarès des courses d’endurance françaises en haute montagne.

Un couple fusionnel avec la montagne

Ce Haut-Savoyard d’adoption natif des Pyrénées (Tarbes) forme avec la montagne un couple fusionnel. “La montagne, c’est un vrai plaisir, un moteur“, aime-t-il à rappeler. Et dans le milieu de l’ultratrail, le nom de Michel Lanne résonne comme une référence depuis notamment ses victoires sur la CCC en 2016 et la TDS en 2017, deux courses de l’Ultratrail du Mont-Blanc (UTMB), respectivement de 101 et 121  km dans les Alpes, avec 6 100 et 7 300 m. de dénivelé positif. Un ultratrailer si charmant et discret, qui est dans son élément dans un environnement aussi naturel que la montagne Si l’ultratrail est un terrain de jeu parfait pour assouvir sa soif d’aventures, son quotidien de secouriste au sein du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc s’apparente aussi à un défi permanent, et parfois en milieux périlleux.

Une profession qu’il assimile volontiers à une vocation et à laquelle il rend hommage. “Une belle journée d’été au boulot, entre ciel et terre. Toujours autant de passion, de dévouement, d’amour pour ce métier, malgré les peines, les drames et les doutes. Mais comme rien n’existe sans son contraire, c’est bien cela qui lui donne toute sa valeur“, expliquait-il sur son compte Facebook, le 26 juillet.

Un athlète atypique

Loin du standard de l’athlète de haut niveau dont l’entraînement et la performance animent 100  % du quotidien, Michel Lanne entend rester atypique et ne bénéficie pas d’un statut particulier au sein du PGHM. Le décor bien stable et cadré de son métier ne pourrait pas s’appliquer à l’ultratrail, une discipline dans laquelle il “marche au feeling“. Aussi, profiter d’un emploi du temps aménagé ne collerait vraiment pas à la mentalité du personnage, qui érige la cohésion et la solidarité en pierre d’angle de son unité. En plus, exercer ce métier à temps plein ne lui donne pas forcément un désavantage par rapport aux autres ultratrailers, qui vont chercher dans le moindre détail de leur discipline. Au contraire, c’est plutôt un atout. La pression, l’environnement hostile, la gestion de l’imprévu et le “zéro” droit à l’erreur sont autant d’éléments de son métier qu’il peut aisément vivre durant un ultratrail.

Il mûrit sa réflexion sur la suite de sa carrière

Confiné comme tout le monde, et aussi touché directement par la Covid-19, Michel Lanne a mûri sa réflexion sur la suite de sa carrière durant ces mois où ses sorties en montagne se sont raréfiées. S’il ne fait pas une croix sur les compétitions, il insiste surtout sur la notion de plaisir et d’amitié, qu’il entend privilégier davantage, à côté de sa passion intacte pour son métier de secouriste du PGHM.

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Début juillet, avec sept des meilleurs athlètes au monde, membres du Team Salomon – comme François D’Haene, triple vainqueur de l’UTMB, ou Sébastien Spehler  –, il participait à la “Grande Traversée”, qui consistait à se relayer de l’Alsace aux Alpes -Maritimes, via les Vosges, le Jura et les Alpes. Un défi incroyable, comme Michel Lanne les aime.

“Il va me falloir deux vies pour profiter de toutes mes passions“, écrivait-il encore en juillet en prenant un selfie dans les airs, en pleine séance de Run Fly. On vous le redit  : Michel Lanne est un amoureux de la vie !

Franck Seguin

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