jeudi 28 janvier 2021
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L’Essor est unique, utile, en bonne santé... Parce que ses racines sont anciennes et solides !
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L’Essor : 85 ans d’indépendance au service de la communauté (1ere partie)

Comment une entreprise privée, civile, modeste (moins de 10 salariés), peut-elle s’identifier aussi bien à l’Institution de la Gendarmerie, tout en étant 100  % indépendante de celle-ci  ? La réponse à cette question souvent posée se trouve dans l’histoire de ce journal. L’Essor a accompagné chaque moment important de l’Arme. Pour dire ce qui n’était pas dit, pour soutenir ce qui n’était pas encore accepté et même pour révéler, parfois, ce qu’on voulait cacher aux personnels de la Gendarmerie.

Ainsi, toujours bien informé, L’Essor a suivi de près les nombreuses mutations de l’Institution. Première partie de notre dossier paru dans le numéro 548…

Le combat d’une vie pour la liberté d’expression

Durant toute sa carrière, Jean-Hugues Matelly aura été une épine dans le pied de la Gendarmerie. Fervent défenseur de la liberté d’expression des militaires –  dont il a habilement testé les limites  – et de leur droit d’association, il a mené de front ces deux combats, largement documentés par L’Essor. Cet officier brillant était en parallèle chercheur en sociologie. Un double képi que sa hiérarchie ne voyait pas d’un bon œil. D’autant plus que ses travaux portaient sur les politiques publiques de sécurité ou les biais des statistiques sur la délinquance. En pleine politique du chiffre, cela fait tache. Jean-Hugues Matelly fut radié des cadres pour sa critique publique du rattachement de la Gendarmerie à l’Intérieur. Une sanction disproportionnée aux yeux du Conseil d’Etat, qui le réintégrera.

Jean-Hugues Matelly devant le Conseil d’Etat (Photo : M.Guyot/L’Essor).

En attendant, la procédure qu’il avait lancée dès 2008 pour voir reconnaître le droit d’association des militaires suivait son cours. Elle se soldera en 2014 par une victoire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Cette dernière obligera la France à autoriser la création d’Associations professionnelles nationales de militaires (APNM).  

Vu de l’extérieur

“Connais-toi toi même“. La maxime ornait l’entrée du temple de Delphes. Pour atteindre ce sage objectif, quoi de mieux que de solliciter un regard extérieur ? En 2018, L’Essor a donc rencontré des personnalités éminentes pour comprendre la perception de l’Institution hors de ses casernes. Juges, policiers, députés ou maires ont pu dévoiler à nos lecteurs leur regard sur la Gendarmerie.

Les représentants des magistrats avaient ainsi l’occasion de souligner la garantie d’indépendance que constitue pour eux le fait de reposer sur deux forces de sécurité distinctes. Ou, pour des syndicats de policiers, de dire tout le bien qu’ils pensaient de la Gendarmerie pour sa capacité à anticiper ou à jouer le rôle d’ascenseur social !

Ce dossier comporte un focus sur le renseignement, évoqué par l’ancien garde des Sceaux et spécialiste du sujet, Jean-Jacques Urvoas, ou l’ancien directeur du renseignement militaire, le général de corps d’armée Michel Masson. 

Féminisation de l’Arme : L’Essor en pointe

Illustration (Photo : ND/L’Essor).

L’Essor a suivi avec intérêt l’arrivée des femmes en Gendarmerie. Nos premiers articles, en 1979, montrent le scepticisme entourant cette révolution qui ne cantonnait plus les femmes aux tâches de bureau, et a vu émerger les premières femmes sous-officiers, en 1983. Nos lecteurs ont d’ailleurs pu profiter de nos décomptes annuels du nombre de femmes parmi les lauréats de l’école de Guerre, de nos dossiers consacrés à la féminisation, ou de nos reportages sur les premières femmes à intégrer les rangs des sous-officiers de la mobile.

Lire aussi: VIDÉOS – Féminisation en Gendarmerie

La dernière avancée en date sur ce sujet ? La féminisation des grades dans nos colonnes, qui est désormais la règle.

Le numérique

L’une des évolutions de l’Arme les plus marquantes est évidemment l’arrivée du numérique. Dans l’Institution comme dans la société, elle a bouleversé les usages. Nos lecteurs ont pu découvrir les nouvelles possibilités offertes aux gendarmes avec le déploiement des terminaux Neogend, véritables couteaux suisses numériques qui permettent aux gendarmes d’être quasi totalement autonomes sur le terrain, mais aussi, de manière plus prosaïque, le développement des appareils de procès-verbaux électroniques.

Illustration (Photo : M.Guyot/L’Essor).

A un autre niveau de compétence, nous avons décrit à nos lecteurs la création et le développement du réseau d’enquêteurs N-Tech. Ils font partie désormais de la chaîne de cyber-criminalité de la Gendarmerie, avec les experts nationaux du Pôle judiciaire répartis entre le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) et le département Informatique, Electronique de l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie. Au total, 3 500 gendarmes font partie du réseau Cybergend.

Lire aussi: Numérique: ce qui change pour les gendarmes

Le rayonnement de la Gendarmerie dans ce domaine va au-delà. Il est notamment assuré par le Forum international de la cybersécurité, qui se tient chaque année à Lille et qu’elle a participé à créer sous l’impulsion du général de corps d’armée Watin-Augouard. Tous les ans, nos journalistes s’y rendent.

Les sondages de L’Essor

En 2013, L’Essor a commandé un sondage exclusif à l’institut Ifop. Objectif ? Connaître l’image des gendarmes et des policiers parmi la population. Elle est très bonne pour une large majorité de nos concitoyens. Mais la Gendarmerie reste en tête avec près de 80% d’opinions positives.

En 2016, après une année marquée par des attentats islamistes sanglants, cette bonne opinion atteindra même 88% !

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