mercredi 27 janvier 2021
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Unité d’intervention polyvalente parmi les plus reconnues au monde, le GIGN est une force aux facettes multiples (Photo: Gendarmerie).
Unité d’intervention polyvalente parmi les plus reconnues au monde, le GIGN est une force aux facettes multiples (Photo: Gendarmerie).

Le GIGN : une unité “engagée pour la vie”

Fondé sur les bases du contre-terrorisme, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) a nettement élargi sa palette de compétences et son champ missionnel.

L’intervention, ancrée dans l’ADN du Groupe, constitue sa mission la plus connue. On distingue trois grands types d’interventions.

Tout d’abord en cas d’attentat ou d’action terroriste. Le contre-terrorisme occupe une place majeure dans la posture opérationnelle de l’unité. A chaque instant, la Gendarmerie peut engager une centaine d’hommes hautement qualifiés.

Viennent ensuite les interventions au profit des unités de Gendarmerie (personne retranchée, prise d’otage…), rendues nécessaires lorsqu’elles dépassent – en raison de leur complexité, de leur intensité ou du besoin de moyens spécialisés – les compétences des unités d’intervention intermédiaires.

On retrouve enfin les interventions judiciaires ou administratives, généralement planifiées ou préparées plusieurs heures, jours ou semaines à l’avance. Il s’agit par exemple des interpellations à domicile d’individus réputés dangereux ou des interceptions de go-fast sur les axes routiers.

Outre sa composante dédiée à l’intervention, le GIGN dispose de quatre autres forces (sécurité protection ; observation recherche ; appui opérationnel ; formation), toutes en interaction les unes avec les autres.

Le renseignement au cœur des missions du GIGN

Le renseignement, un aspect plus méconnu du travail du GIGN, occupe pourtant aujourd’hui une place très importante. Avec sa force d’observation et de recherche, l’unité est en quasi-permanence engagée sur des opérations de surveillance et de renseignement.

Un travail réalisé en premier lieu au profit des unités de recherche de la Gendarmerie, mais également pour d’autres services et institutions, comme les Douanes ou la DGSI. Filatures, recherches ciblées, collecte de renseignements dans le cadre d’enquêtes… Capables de se fondre dans n’importe quel milieu, les membres de cette force mènent ainsi près de 200 d’opérations chaque année.

Un partenariat étroit avec les armées

Principalement destinés à intervenir sur des opérations en France, les membres du GIGN n’en restent pas moins des militaires. Ils sont régulièrement employés en dehors des frontières, dans des zones de guerre ou réputées dangereuses. Ils y accompagnent des ressortissants français  –  ambassadeurs, hautes autorités de l’Etat  – dans le cadre de missions de protection. Aux côtés d’autres unités militaires des forces spéciales, ils réalisent également des missions plus sensibles (neutralisation de cibles, libération d’otages). Le GIGN bénéficie par ailleurs de l’appui permanent du groupement interarmées d’hélicoptères, qui lui permet, ainsi qu’au Raid, d’intervenir rapidement en tout point du territoire. Un soutien qui souffre néanmoins de problèmes de plus en plus récurrents de disponibilité des appareils. La situation devrait toutefois s’améliorer avec l’arrivée de nouveaux hélicoptères.

Si la réputation du GIGN n’est plus à faire au niveau national, il en est de même au plan international. Grâce à ses engagements opérationnels, le Groupe bénéficie d’une reconnaissance mondiale. Il est d’ailleurs membre de différents cercles d’unités spéciales, comme le réseau Atlas. Un positionnement et des échanges réguliers, qui constituent également une source d’enrichissement tant sur les techniques d’intervention que sur les matériels et innovations technologiques utilisés.

L’indispensable adaptation face à l’évolution des menaces

Le GIGN mène aussi des missions de formation à l’étranger. Reposant sur le principe de la coopération internationale, souvent en appui de la politique étrangère de la France, une cinquantaine d’actions de formation sont menées chaque année dans le monde par les gendarmes.

Lire aussi: Quand la blessure frappe les militaires du GIGN

Le général Denis Favier, ancien commandant du GIGN et directeur de la Gendarmerie nationale, confiait il y a quelques années que la guerre contre le terrorisme était aussi une guerre contre le temps. La prospective tient donc une place importante dans l’organisation de l’unité. Une obligation pour être toujours en mesure de répondre efficacement aux menaces, en perpétuelle évolution, mais aussi de les anticiper le plus possible.

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