dimanche 18 avril 2021
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En 2010, l’inauguration des nouvelles infrastructures du GIGN parachèvera la réforme de l’unité (Photo: M.G./L'Essor).
En 2010, l’inauguration des nouvelles infrastructures du GIGN parachèvera la réforme de l’unité (Photo: M.G./L'Essor).

La grande transformation du GIGN en 2007

Pour répondre efficacement aux nouvelles menaces, notamment les prises d’otages massives, le GIGN a été réformé en 2007. Ses différentes forces regroupent désormais 400 gendarmes capables de se renforcer mutuellement.

En avril 2007, au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, les esprits s’échauffent à Satory. La Direction générale a décidé de réformer le Groupement de sécurité et d’intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN), l’unité d’élite de la Gendarmerie. L’idée est de répondre à l’évolution de la menace terroriste, et notamment la crainte d’une prise d’otages massive. En Russie, en 2002, un millier de personnes ont ainsi été retenues dans un théâtre de Moscou. Autant en 2004 dans une école de Beslan. Leur libération s’effectuera dans un bain de sang.

Des unités trop cloisonnées

Pour affronter ces nouvelles menaces, il faut muscler les capacités d’intervention de haut vol de la Gendarmerie. Cela passe par la remise en question d’un modèle hérité de l’histoire et désormais obsolète.

En effet, en 2007, le GIGN et la centaine d’hommes qui le composent font partie d’une unité méconnue, le GSIGN. Créée en 1984, elle regroupe, avec le GIGN historique, l’Escadron parachutiste d’intervention de la Gendarmerie (EPIGN) et le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). L’EPIGN a développé deux capacités propres, la protection et la collecte de renseignements. De son côté, le GSPR assure la sécurité rapprochée du président de la République.

Le problème est que ces unités n’ont, en 2007, pas grand-chose en commun. Si ce n’est d’être chapeautés par le GSIGN ! Chacune sélectionne ses recrues dans son coin, et aucun exercice commun ne vient souder ces collègues qui s’ignorent.

Chef du GIGN lors de l’assaut de Marignane, le colonel Denis Favier chargé de mener cette réforme à haut risque

Pour rassembler toutes ces fortes têtes sous une bannière commune, la Direction a sorti son joker. Elle confie la réforme à haut risque à un chef incontestable, le colonel Denis Favier.

Chef du GIGN lors de l’assaut de Marignane, il était dans l’Airbus, sous le feu des terroristes, au milieu de ses hommes.

Il saura convaincre ses troupes et, désormais, toutes les unités sont rassemblés dans un nouveau GIGN. Contre l’avis des membres du GIGN historique, le nom est conservé car il est devenu une véritable vitrine de la Gendarmerie.

Désormais, 380 gendarmes sont répartis en différentes forces, baptisées Intervention, Observation-recherche, Sécurité-protection, Appui opérationnel et Formation.

Lire aussi: Un millier d’hommes pour un GIGN nouvelle génération d’ici au printemps 2021

Pour entrer, une seule sélection est organisée, suivie d’une formation commune avant une spécialisation dans la force qui leur correspond le mieux.

Désormais, chaque gendarme du GIGN est donc capable de renforcer les autres forces.

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