jeudi 28 janvier 2021
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(Photo d'illustration / Pxhere)

Suicide de deux gendarmes vendredi à Lyon et à Toulouse

Deux gendarmes, une femme et un homme, se sont suicidés vendredi dans leurs casernes de Lyon et Toulouse, “a priori avec leurs armes de service”.

Une dépêche de l’AFP a donné des précisions sur ces deux drames. Ce sont malheureusement les deux premiers suicides de gendarmes à déplorer en 2021.

Une adjudante-cheffe et un major

Le premier suicide est celui d’une adjudante-cheffe de 53 ans. Elle commandait la Brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de Lyon. Elle était divorcée et mère d’un enfant, selon la Gendarmerie.

La sous-officière a laissé un écrit derrière elle “sans mettre en cause la hiérarchie“, a affirmé une source proche du dossier, précisant qu’elle avait “des problèmes de santé”. Le Bureau des enquêtes judiciaires de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) s’est vu saisir de l’enquête.

Le second drame concerne un major de 56 ans, affecté au peloton motorisé de Toulouse, marié et père de deux enfants, selon la Gendarmerie. Il était “atteint d’une longue maladie“, selon la source proche. La brigade de recherches de Toulouse a été saisie. 

En 2020, dix gendarmes se sont donné la mort, selon la gendarmerie, un chiffre au plus bas sur les dix dernières années. Le dernier suicide d’un gendarme en 2020 remonte au 30 novembre 2020.

Lire aussi: La thèse du suicide privilégiée dans la mort d’un sous-officier héraultais

Suicide: qui appeler à l’aide?

En cas de besoin, les gendarmes ont différent dispositifs à leur disposition. Tout d’abord, ils peuvent contacter le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé de 39 psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, en outre-mer. Les médecins du service de santé des armées peuvent également les assister dans ces moments difficiles.

Par ailleurs, ils peuvent se tourner vers les assistants sociaux des groupements ou les représentants de la concertation qui ont un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques est également susceptibles de les aider.

Hors de l’Institution, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. Ils sont recensés par le ministère des Solidarités et de la Santé sur cette page. Des conseils et des contacts y sont également présents, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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