samedi 6 juin 2020
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Istres Gendarmerie Air
La Gendarmerie de l'Air de la Base d'Istres possède un système§me de vidéosurveillance très complet (Photo D.C/L'Essor)

Vol d’armes sur la base aérienne d’Istres : lourdes peines prononcées

Le tribunal correctionnel de Marseille vient de prononcer ce mardi de lourdes peines dans une affaire de vol d’armes sur la base aérienne d’Istres en septembre 2016.

La chambre militaire inflige en effet des condamnations allant jusqu’à 7 ans à cinq prévenus, une femme et quatre hommes. Ce résultat consacre l’enquête conjointe de la section de recherches de la Gendarmerie de l’Air et de la section de recherches de Marseille. Les enquêteurs ont mis la main sur une grande partie des armes. Mais un Famas et quatre pistolets automatiques sont toujours introuvables.

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Un vol d’armes suite à une commande

L’absence d’effraction oriente les gendarmes sur la piste d’une complicité interne. Rapidement, un caporal-chef reconnaît avoir sorti des caisses à cinq reprises à la demande d’un ami. Ce dernier, Sébastien R. un cocaïnomane, finance ses soirées. “Je buvais tous les jours du matin au soir, j’ai honte par rapport à l’armée, j’ai trahi la France”, a dit à l’audience le caporal-chef, cité par La Provence.

Des peines d’un à huit ans ferme avaient été requises mardi matin par le vice-procureur Maud Gauthier contre les cinq prévenus, précise La Provence. José F., commanditaire présumé, voit la juridiction lui infliger 7 ans de prison ferme. Conséquence logique: il se voit passer les menottes à la barre. Il n’avait pas effectué un seul jour de détention provisoire.  Sébastien R. écope de cinq ans de prison dont un an de sursis avec mise à l’épreuve, avec mandat de dépot. Le tribunal condamne Sébastien R. qui comparait détenu, à 6 ans, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve. Il reste lui aussi derrière les barreaux.

Des armes revenant du Mali

Un autre homme est condamné à 3 ans dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve. Enfin, la chambre militaire condamne également une ancienne militaire de la base d’Istres. Celle-ci, reconvertie dans la sécurité aéroportuaire écope de 2 ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve.

Le vol remontait au 21 septembre 2016. Ce jour-là, des militaires de la base aérienne 125 d’Istres constatent le vol de plusieurs caisses contenant les effets et les armes de militaires revenant du Mali. Outre des chargeurs, des systèmes de tir nocturne ou d’aide à la précision, neuf fusils d’assaut Famas et 17 pistolets automatiques sont manquants.

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