lundi 14 octobre 2019
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Cédric, l'un des gendarmes mobiles blessés sur la passerelle Senghor (capture d'écran: RMC/BFM-TV)
Cédric, l'un des gendarmes mobiles blessés sur la passerelle Senghor (capture d'écran: RMC/BFM-TV)

Les gendarmes confrontés de plus en plus à des violences

Le 13e rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire le confirme. Les gendarmes font face à davantage à des violences. Sur les dix dernières années, le nombre de situations violentes est en forte hausse.

Le document du HCECM, publié ce mardi 10 septembre 2019, décrit précisément ce phénomène inquiétant. “Le nombre d’agressions physiques auxquelles font face les militaires de la Gendarmerie est en hausse croissante depuis plusieurs années”, est-il ainsi remarqué.

Plus de deux fois plus de blessés ente 2008 et 2018

Entre 2008 et 2018, le nombre de blessés a ainsi plus que doublé. En 2008, l’Arme avait déploré 1.008 blessés. En 2018, ils sont 2.306. Le nombre de blessés, à la suite d’une agression par arme à feu, engin explosif ou engin incendiaire, varie lui énormément selon les ans. Ils étaient 68 en 2009, 21 en 2013 et 98 en 2018.

 

Lire aussi sur L’Essor: Le nombre de gendarmes victimes d’une agression physique en hausse sensible en 2017 (vidéo)

“La situation outre-mer est particulièrement inquiétante, écrit le Haut comité. 21 % des agressions y ont lieu alors que ces territoires ne regroupent que 5,5 % de la population dont la Gendarmerie à la charge.” Selon les calculs de cet organisme indépendant, en moyenne un gendarme subit cinq fois plus de violences outre-mer qu’en métropole.

Le lourd tribut du GIGN

Enfin, les gendarmes déplorent des blessures ou des décès en préparation opérationnelle. Sur ce sujet, le GIGN paye un très lourd tribut. Depuis sa création, 17 gendarmes sont morts à l’entraînement. Et chaque année, entre cinq à dix gendarmes sont gravement blessés au point de perdre leur aptitude à servir.

G.T.

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Un commentaire

  1. Marcaire

    nous constatons que nos gendarmes sont au pied du mur plus de services,plus de concentration,accusent les coups,bien sur avec l’interdiction de ne pas réagir.Que fait la justice.Les hommes sont égaux devant la justice.Hélas pauvre France,les auteurs de coups sont privilégiés.Bien vouloir m’apporter le contraire.Nous pensons à vous les premières lignes et à vos familles.

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