dimanche 20 septembre 2020
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121 femmes sont mortes sous les coups de leurs maris en 2018 bien plus sont violentées. Comment le Gendarmerie lutte contre les violences domestiques?

Violences domestiques : la gendarmerie s’en occupe !

Le 5 juillet dernier, Christelle de Gaillande est poignardée à mort par son mari à Perpignan. En 2018 c’est 121 femmes qui sont mortes sous les coups de leurs maris. Un Grenelle des violences conjugales se tiendra en septembre pour construire de nouvelles mesures plus efficaces. Mais aujourd’hui qu’en est-il? quelles sont les armes dont dispose la Gendarmerie pour lutter contre ces violences domestiques?

La Brigade de protection des familles (BPF) créée en 2009 et présente sur tout le territoire est le fer de lance de ce combat. Elle est composée de référents VIF (Violence intrafamiliale) qui viennent en appui de l’action des brigades territoriales en offrant une expertise et un savoir-faire pour toutes les interventions au sein des familles.

Le rôle de la BPF est aussi de développer des partenariats avec les acteurs locaux. Un travail commun avec les travailleurs sociaux et les associations est particulièrement important dans le cas de victimes de violences domestiques. Fragilisées elles ont souvent besoin d’un suivit sur le long terme.

C’est en 2000 que l’ampleur des violences faites aux femmes est révélé. L’enquête ENVEFF (Enquête nationale de violence faite aux femmes), montre à toutes et à tous l’ampleur du drame. Ce sera le point de départ d’une prise de conscience collective. C’est suite à cette étude que l’Arme se dotera d’une structure adaptée.

Un travail d’équipe

Les Intervenants sociaux en gendarmerie (ISG) sont de plus en plus nombreux auprès des gendarmes. Ils offrent conseils et orientation lors de la prise en charge des victimes. En 2000 ils étaient vingtaine, aujourd’hui on en dénombre plus de 260 repartit sur 86 départements. Chiffres rappelés dans la Revue de la Gendarmerie nationale.

Déjà épaulé par la BPF, les brigades sont également formées à la prise en charge des victimes par la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violence et la lutte contre le la traite des êtres humains (MIPROF). Créé en 2012 cette institution forme et sensibilise les gendarmes à la prise en charge des victimes. La MIPROF crée des outils de sensibilisation à destination de professionnels proche des victimes. Prenons comme exemple le kit Anna, dédié aux violences au sein du couple, il en précise les mécanismes et leur repérage. Outil on ne peut plus précieux quand on sait qu’en 2002, comme le relate dans une interview au magazine 50-50 la colonelle Karine Lejeune, spécialiste de la question “Ils étaient perdus et démunis ne connaissant pas les moyens dont ils pouvaient disposer”.

Lire aussi sur L’Essor: Une colonelle de gendarmerie “coup de cœur” du prix de la femme d’influence 2018

Unités spéciales

Plus récemment, la lutte contre les violences domestiques a pris un nouveau tournant, deux unités spéciales se sont constituées. Le GEPROF créé en novembre 2018 et le GELVIF en mars 2019. Ils ont la particularité d’être des unités locales uniquement dédiées aux violences domestiques. Ces unités ne sont plus soumises au planning des brigades, “Ici nous avons le temps de mener des enquêtes” explique le gendarme Mathieu François au Pays briard“C’est un réel confort de travail qui permet de mieux suivre les dossiers”. Elles se composent de gendarmes, mais également d’un travailleur social attaché à l’unité.

Lire aussi sur L’Essor: Coulommiers: Une nouvelle unité se consacre à la protection des familles

N’oublions pas “toute violence faite aux femmes est également une violence faite aux enfants”

Camille Chatelain

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