jeudi 21 novembre 2019
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Photo d'illustration (Crédit photo: Jean-Marc Tanguy).
Photo d'illustration (Crédit photo: Jean-Marc Tanguy).

Une vingtaine de gendarmes surveillés pour leur radicalisation

La Gendarmerie surveille une vingtaine de personnels pour leur radicalisation. Un chiffre dévoilé par le directeur général, Richard Lizurey, ce mercredi 9 octobre.

Richard Lizurey (Capture d'écran Sénat).
Richard Lizurey (Capture d’écran Sénat).

Parmi cette vingtaine de gendarmes sous haute surveillance, des militaires attirés par la radicalisation islamique et d’autres par l’extrême-droite, également suivis “de manière spécifique”, précise le général d’armée. Et ce nombre est visiblement en augmentation. Il y a trois ans, une dizaine de personnels étaient alors soupçonnés de radicalisation.

Lire aussi sur L’Essor : Après le drame de la préfecture de police, la traque des personnels radicalisés

Le patron des gendarmes s’exprimait devant les sénateurs de la commission des affaires étrangères et des forces armées quelques jours après le périple meurtrier commis au cœur de la préfecture de police de Paris par Mickaël Harpon. “Personne n’est à l’abri”, regrette à ce sujet Richard Lizurey, après avoir rendu un hommage à la Police nationale après “cette attaque dramatique”. “Ce sont des choses qui peuvent arriver partout, tout le temps, dans n’importe quelle institution, ajoute le patron des gendarmes. Aucun système n’apporte de garantie absolue.”

Remise en cause

Dans l’Arme, un système de détection des comportements suspects est en place depuis 2013. Il a été renforcé deux ans plus tard, après un “incident important” – le directeur général ne détaillera pas plus. Mais il est possible de rappeler les quelques affaires qui ont suscité récemment l’émoi. En 2013, une gendarme adjoint volontaire avait préparé son départ pour la Syrie. Plus près de nous, l’amourette d’une gradée du STRJD – qui a quitté la Gendarmerie – avait suscité une grosse inquiétude. Elle s’était entichée de l’un des proches d’Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attentat contre l’Hyper Casher. Enfin, une ancienne gendarme adjointe volontaire du Var avait été impliquée dans une filière djihadiste.

Désormais, la Gendarmerie fait un point hebdomadaire sur cette question sensible. “Toutes les semaines, un travail mené sous la responsabilité de mon chef de cabinet permet de lister les sujets et les cas individuels”, explique Richard Lizurey. La chaîne de remontée des “signaux faibles de radicalisation ou de changement de comportement” débute au groupement ou à la compagnie avant d’être analysée au bureau de lutte anti-terroriste (Blat). En tout, depuis six ans, une vingtaine de personnels auraient été écartés de l’Arme après des soupçons de radicalisation.

Gabriel Thierry.

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11 Commentaires

  1. LE POCHAT

    Je ne comprends pas que nous ayons des islamistes dans nos rangs. J’ai travaillé au recrutement un an et je dois dire que l’on rejetait des dossiers parce qu’un membre de la famille avait commis un acte délictuel ou était membre d’un syndicat ou d’un parti de gauche, le dossier était mis de côté. Si le prétendant avait fait des jours d’arrêts durant son service national son dossier été rejeté. Alors ou va t-on??

    • Yann

      C’est interdit d’être de gauche ?

      • Landreau Patrick

        d’être de quoi ? ah ! de gauche … on peut mais faut pas ! 😉
        il faut surtout faire sauter les arguties de ce qui reste de la gauche : pas de stigmatisation, tous ne sont pas coupables, il faut respecter leurs us et coutumes sans oublier leur religion, c’est la liberté de culte qui est en jeu … donc notre démocratie pour faire court, etc. …
        le pochat à raison, il est urgent de revenir à des “balises” juridiques et civiques indispensables pour entrer dans l’Institution en balayant le politiquement correct qui aujourd’hui infecte notre société !

  2. Un comble
    Incompréhensible
    En dessous de tout

  3. martine

    Pourquoi ne pas exclure des rangs de la gendarmerie les personnes radicalisés ou en passe de le devenir.

  4. Jhbb

    @Le Pochat: Effectivement, rentrer en gendarmerie était apparemment plus diffile à une certaine époque (j’ai commencé à la fin des années 80). Quand on voit certains Adjoints Volontaires, je me dis qu’il doit exister un quota de recrutement à respecter. Je pense qu’on devrait se fier à la “qualité” plutôt qu’à la “quantité”.

  5. Mercier

    Ne jamais oublier : des centaines de français (civiles et forces de l’ordre) atrocement assassinés au nom d’un islamisme radical particulièrement féroce et meurtrier : oui il est totalement inadmissible que des musulmans radicalisés hantent tous nos services d’état et surtout ceux du renseignements et de la sécurité !!!! C’est impensable !!

  6. En 1959 ou 1960, un ancien camarade d’école de mon village a été admis en Gendarmerie alors qu’il était d’une famille communiste bon teint.

    • lessoradmin

      Le PCF n’était pas interdit ! L’islamisme oui….

  7. Avec un beau frère adhérent connu du parti communiste, j’ai fait l’objet d’une enquête approfondie qui s’est bien terminée car j’ai pu faire une carrière en gendarmerie mais avec beaucoup de réserve. Aujourd’hui des personnes radicalisée sont dans les rangs de notre arme, c”est inadmissible, mettons les dehors immédiatement il en va de la crédibilité de la gendarmerie mais aussi de la sécurité dans tous les sens du terme. Il est urgent que notre direction soit rassurante sur cette question particulièrement sensible.

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