vendredi 4 décembre 2020
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Le suicide de cette gendarme porte à six le nombre de militaires de l'Arme s'étant donné la mort cette année. (Photo d'illustration / Pxhere)
Le suicide de cette gendarme porte à six le nombre de militaires de l'Arme s'étant donné la mort cette année. (Photo d'illustration / Pxhere)

Une gendarme se suicide dans son logement de fonction à Strasbourg

Une gendarme de 31 ans s’est donnée la mort avec son arme de service dans son logement de fonction à Strasbourg. Le suicide de la sous-officier, confirmé par la Gendarmerie, aurait été découvert ce mardi 15 septembre.

Maréchale des logis-cheffe, elle totalisait une douzaine d’années de service dans l’Arme. Elle venait d’arriver cet été dans la capitale alsacienne, au bureau renseignement de la région de Gendarmerie d’Alsace, à Strasbourg. Elle y exerçait les fonctions d’analyste renseignement.

“Avenante et dévouée pour son travail”

D’après les Dernières Nouvelles d’Alsace, elle avait travaillé auparavant durant sept années au sein de la brigade territoriale autonome de Sainte-Marie-aux-Mines, quelques kilomètres plus au sud, dans le département voisin du Haut-Rhin.

Ses anciens camarades, interrogés par le journal alsacien, la décrive comme une personne “consciencieuse, très sociable, avenante et dévouée pour son travail”. Choqués, les personnels de son ancienne unité ainsi que de l’état-major où elle servait depuis quelques semaines bénéficient d’un soutien psychologique, mis en place par l’Arme.

Une incompréhension et un choc donc pour nombre de ses collègues. D’autant que la militaire venait de participer à une rencontre conviviale entre entrepreneurs dans le secteur de son ancienne brigade. Elle y était semble-t-il apparue “tout sourire”.

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherche de Strasbourg. Elle doit permettre de déterminer les circonstances du drame qui porte à six le nombre de suicide dans l’Arme depuis le début de l’année 2020. Fin août, un gendarme adjoint volontaire de 19 ans avait également mis fin à ses jours dans les locaux de son unité, à Colmar.

Lire aussi: Un gendarme adjoint volontaire se donne la mort à Colmar

Suicide: qui appeler à l’aide?

En cas de besoin, les gendarmes ont accès à différents dispositifs. Tout d’abord, ils peuvent contacter le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé de 39 psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, en outre-mer. Les médecins du service de santé des armées peuvent également les assister dans ces moments difficiles.

Par ailleurs, ils peuvent se tourner vers les assistants sociaux des groupements. Ou encore les représentants de la concertation qui ont un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques est également susceptibles de les aider.

Hors de l’Institution, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. Ils sont recensés par le ministère des Solidarités et de la Santé sur cette page. Des conseils et des contacts y sont également présents, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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7 Commentaires

  1. Et alors, c’est une flic…. Pas la peine d’en faire un plat.

    • LEVEQUE

      c’est une gendarme donc sous-officier pas une flic comme vous dites ,ne pas confondre !!!

      • FERANT JEAN PIERRE

        Le ROMA a certainement eu des problèmes avec les forces de l’ordre pour avoir une réaction aussi ignoble

    • Alain Dumait

      Plusieurs lecteurs vous ont répondu…

  2. Touzet patrick

    c’est un manque de respect qui sont la à risquer leur vie pour des gens comme vous être gendarme n’est pas flic comme vous le dite!!!

  3. Lionel

    Les psychologues de l’institution des guignols, tu leur expose ton problème, ils te répondent prenez-votre retraite ça ira mieux !

  4. yolande fournier

    Le nombre croissant de suicides dans la gendarmerie et la police pose question, auquel moi, j’ai la réponse! Tous ces milieux fermés de fonctionnaires, y compris, poste, hôpitaux, impots, éducation ect! si vous êtes timide, ne pouvez pas vous défendre, vous êtes foutus. J’ai travaillé 35 ans, dans un de ces milieux fermés, j’en connais un rayon! J’ai supporté cette ambiance crée par des personnes, que je qualifierai pas, par souci de restée polie, durant 12/15 ans. Un jour, miracle, j’ai décidé, que la coupe était pleine, et que la victoire devait immédiatement changer de camp! A dâter de ce jour….PLUS PERSONNE N’EST VENU SE FROTTER A MES BOTTES! Le reste de ma carrière a été coule.

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