lundi 21 septembre 2020
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Alors que les gendarmes quittaient l’hôpital, une voiture était arrivée à vive allure. A son bord, une femme en train d'accoucher. (Capture d'écran Google Maps)
Alors que les gendarmes quittaient l’hôpital, une voiture était arrivée à vive allure. A son bord, une femme en train d'accoucher. (Capture d'écran Google Maps)

Une gendarme aide une mère à accoucher sur le parking de l’hôpital de Beaune

Une gendarme a aidé une femme à accoucher sur le parking de l’hôpital de Beaune dans la nuit du samedi au dimanche 8 mars 2020. Le nouveau né et sa mère se portent bien.

La nuit de patrouille semblait ordinaire pour les gendarmes de la brigade d’Arnay-le-Duc, en Côte-d’Or. Alors qu’ils repartent de l’hôpital de Beaune avec un individu en état d’ivresse, vers 1 heure du matin ce dimanche, les militaires sont intrigués par l’arrivée soudaine d’un véhicule. La voiture qui roulait à vive allure s’est stoppée à proximité de l’entrée des urgences. Ils se portent à sa hauteur et découvrent une situation inattendue.

À l’intérieur, un homme hurle que sa femme est en train d’accoucher. Et pour cause: installée sur le siège passager, une femme cri de douleur. En s’approchant, la gendarme Anaëlle Courtin, fraichement affectée à la brigade, se rend compte de l’urgence de la situation. “Je suis allée la voir pour la rassurer, témoigne la gendarme, dans les colonnes du Bien Public. Elle m’a demandé de l’aider. J’ai baissé les yeux et j’ai vu une petite tête qui était déjà sortie !” Il n’y a pas une minute à perdre. D’instinct, la militaire prend la tête du bébé et aide la mère à le mettre au monde.

Lire aussi: Les gendarmes des Pyrénées-Orientales aident une femme à accoucher

Le bébé ne respire pas

Alors que la militaire dépose le nouveau né dans les bras de sa mère, les deux femmes s’inquiètent. Pas de cris, pas de pleurs. Le bébé ne respire pas. Le cordon ombilical s’est en effet enroulé autour de son cou. D’un geste précautionneux, elle le retire. Ce qui a pour effet immédiat de libérer la voix à l’enfant qui pousse ainsi ses premiers cris. Soulagement.

Au même moment, le père de la famille parti chercher de l’aide, revient accompagné d’une équipe médicale. Prise en charge, la petite Maysane sera finalement transférée dans la nuit au centre hospitalier de Dijon où ses parents la rejoindront au petit matin.

Les gendarmes quant à eux, reprendront leur patrouille en poursuivant la nuit sur cette note positive. Pour la petite histoire, la gendarme avait réalisé un stage d’observation auprès d’une sage-femme alors qu’elle était en classe de 3e. Le stage n’a pas été inutile, quelques années après pour aider cette mère à accoucher ! Preuve qu’en Gendarmerie, la routine n’existe pas.

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Un commentaire

  1. Rio

    Elle mérite une médaille
    Élu depuis 25 ans

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