mercredi 22 mai 2019
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Le général de brigade, alors colonel Lonel Lavergne (Capture d'écran Assemblée nationale).
Le général de brigade, alors colonel, Lionel Lavergne (Capture d'écran Assemblée nationale).

Info L’Essor – Un policier succède au général Lavergne à l’Elysée, un gendarme dirigera la future DSPR

Gardes républicains dans la cour du palais de l'Elysée (MG/L'ESSOR)
Gardes républicains dans la cour du palais de l’Elysée (MG/L’ESSOR)

Info L’Essor – Le général de Gendarmerie Lionel Lavergne, commandant le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), mis en cause par un rapport du Sénat dans l’affaire Benalla, va quitter l’Elysée, selon les informations de L’Essor. Il sera remplacé à son poste par un commissaire de Police, en vertu de l’usage de l’alternance qui veut que gendarmes et policiers se succèdent a la tête de cette unité mixte comptant actuellement 76 gendarmes et policiers.

Lire aussi sur L’Essor: Le général Lavergne, chef du GSPR, mis en cause par les sénateurs dans l’affaire Benalla

Le GSPR assure la sécurité rapprochée du chef de l’Etat depuis le premier septennat de François Mitterrand en 1981 avec des configurations différentes : gendarmes uniquement, policiers uniquement, ou mixité gendarmes/policiers. Lionel Lavergne, 50 ans, avait pris le commandement du GSPR il y a deux ans, en mars 2017, succédant à Sophie Hatt, commissaire de Police, cheffe du GSPR durant quatre ans sous le quinquennat de François Hollande. Le général Lavergne est un des trois généraux de Gendarmerie chuteurs opérationnels avec les généraux Olivier Kim et Hubert Bonnaud.

Un gendarme à la tête de la DSPR

Quant au projet de création d’une direction de la sécurité de la Présidence de la République (DSPR), réunissant le commandement militaire de l’Elysée et le GSPR, il est en voie de finalisation, selon les informations de L’Essor. La première réunion sur l’architecture de cette nouvelle entité s’était tenue fin avril 2018. Cette DSPR sera bénéficiaire des mises à dispositions des personnels du GSPR et de ceux placés sous l’actuel commandement militaire de l’Elysée. Un volet budgétaire est également prévu.

Lire aussi sur L’Essor: L’amer quinquennat des gendarmes de l’Elysée

La direction de cette DSPR devrait être assurée, selon les informations de L’Essor, par un officier général de Gendarmerie. Les auditions des personnes pressenties viennent de commencer au cabinet du président de la République. La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla a mis cause, il y a un mois, le témoignage du général Lavergne.

Dans une lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, la commission a également relevé les témoignages de deux autres hauts responsables à l’Elysée, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron et Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée. Elle soupçonne ces trois hommes de d’”omissions, incohérences et contradictions”. Le bureau du Sénat, réuni sous la présidence de Gérard Larcher, a ensuite demandé au président du Sénat, de “saisir le ministère public” de la “liste des incohérences et des contradictions relevées dans le rapport de la commission d’enquête” mais sans citer le nom du général Lavergne.

Pierre-Marie Giraud.

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5 Commentaires

  1. Avec toute sa suffisance et son arrogance , il avait répondu du bout des lèvres aux questions du Sénat. Il a secoué pendant tout le temps ses barrettes, cela en était agaçant. Il était au courant de rien, jamais il n’avait vu ou entendu parler du caractère arrogant de Bénalla par les gendarmes en charge à l’Elysée ?…… Il n’avait jamais vu Bénalla avec une arme, il ne savait pas si il avait un port d’armes pour avouer en fin de débat qu’il croyait qu’il était possesseur d’un glock? cela sentait très mauvais……

  2. Daniel Chollet

    En fait c’est le Colonel Lavergne qui était concerné par l’affaire Benalla, je n’en dis pas plus ……

  3. henry

    On ne connaitra jamais ce qu’il s’est passé réellement, peut être à la prochaine guerre !

    Moralité, il faut un DRH indépendant des pouvoirs en place pour recruter des personnels qui pourront contrôler ces politiques incontrôlables.

    Ce qui est grave dans cette affaire, c’est qu’on ne pourra jamais déterminer si les morts des conflits à venir ou en cours ne sont pas la conséquence de cette république de copinage.

  4. NestorBurma

    Pas de soucis, il va aller pantoufler dans une grande société.
    Le Général Lavergne a porté atteinte à l’image de la Gendarmerie par son comportement lors des auditions du Sénat

  5. flashlook

    TOUTE LA GENDARMERIE a été la risée des médias des francais qui ont découvert tous ces personnages comme mr benalla nommé lieutenant colonel de gendarmerie de reserve a l age canonique de 26 ans sans avoir jamais fait aucune école de formation de gendarmerie sous off ou officier
    et puis les attitudes de ces officiers superieurs a l elysée ,,, qui etaient comme les 3 singes ils n avaient rien vu rien entendu et ne disait rien ,,,,, il a ete viré !!

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