mercredi 17 juillet 2019
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Assemblée nationale
L'Assemblée nationale (Photo d'illustration L'Essor).

Un nombre “faible” de cas de radicalisation dans les forces de sécurité

Le constat des députés Eric Poulliat (LREM) et Eric Diard (LR) est rassurant. Dans leur rapport sur la radicalisation dans les services publics, ils estiment que le nombre de policiers et de gendarmes suivi pour radicalisation est “objectivement très faible“.

Ils seraient une trentaine dans les deux forces de sécurité intérieure à être surveillés pour ce motif, un nombre à rapporter aux 280.000 gendarmes et policiers. Si ce chiffre est faible, c’est d’abord grâce à un important effort de prévention. Le service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas) surveille en effet le profil des nouvelles recrues. En 2018, il a rendu 12 avis défavorables concernant le recrutement de gendarmes et de policiers.

Lire aussi sur L’Essor: Lutte contre la radicalisation: la proposition d’un ancien gendarme reprise par deux députés

Sept avis défavorables

Chez les gendarmes spécifiquement, le Sneas a mené près de 11.300 enquêtes. Sept d’entres elles seulement ont donné lieu à un avis défavorable. Les deux députés remarquent également que la Gendarmerie a renforcé son suivi de la radicalisation interne depuis 2013. Cette année-là, une ancien gendarme adjointe volontaire est en route pour la Syrie. L’affaire, révélée par Le Point, fera scandale.

En interne, c’est le bureau de la lutte antiterroriste (Blat) qui suit ces dossiers, en lien avec les services de renseignement. Une détection, écrivent les députés, “facilitée par la vie en caserne”. De même, les gendarmes estiment avoir l’arsenal juridique suffisant pour écarter un militaire radicalisé, du non-renouvellement du contrat à la radiation des cadres.

G.T.

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Photo d’illustration DC/L'Essor

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Un commentaire

  1. benoit

    C’est surement pas loin de la vérité. Mais souvent les rapports des chefs directs ne remontent pas ou ne sont pas pris au sérieux…. donc tout cela est à prendre avec prudence.

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