vendredi 26 avril 2019
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Barricades constituées de bouteilles de gaz à Notre Dame des Landes Gendarmes mobiles à Notre-Dame-des-Landes (Photo d’illustration Gendarmerie Nationale)
Barricades constituées de bouteilles de gaz à Notre Dame des Landes Gendarmes mobiles à Notre-Dame-des-Landes (Photo d’illustration Gendarmerie Nationale)

Un homme grièvement blessé en ramassant une grenade à Notre-Dame-des-Landes (actualisé)

(Article actualisé à 19h10 le mardi 22 mai 2018)

Les opérations de maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes semblaient, en ce mois de mai, moins violentes qu’en avril. Un tragique incident vient de démentir ce constat, ce mardi 22 mai. Un homme d’une vingtaine d’années a été grièvement blessé lors d’affrontements avec des gendarmes mobiles.

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L’incident s’est déroulé vers midi, près du lieu-dit la Chat Teigne, selon les zadistes. Des gendarmes mobiles, chargés de sécuriser les travaux de déblaiement de squats détruits la semaine passée, font face à une cinquantaine d’opposants virulents. Ces derniers harcèlent les forces de l’ordre avec des cocktails molotov et des pierres.

Une GLI-F4

Grenade GLI F4 (Repro L’Essor)

Pour éloigner les opposants, les gendarmes mobiles ripostent à coup de grenades lacrymogènes. C’est à ce moment là qu’un des opposants aurait tenté de se saisir d’une grenade, une GLI-F4 à effet lacrymogène, sonore et de souffle, qui contient de la tolite, pour la relancer vers les forces de l’ordre. La grenade a explosé, précise le parquet général de Rennes, alors qu’il armait son bras pour lancer le projectile. Blessé gravement à la main droite, il a été extrait par les gendarmes mobiles et transporté au centre hospitalier de Nantes, où il a été amputé.

Sur internet, des zadistes ont confirmé ce déroulement des faits, tout en indiquant que l’explosion de la grenade aurait eu lieu lors d’un placage de la victime par des gendarmes mobiles. L’équipe soignante de la Zad a elle déploré dans un communiqué une “situation dramatique” sans surprise, rappelant avoir pris en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines.

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Le parquet de Saint-Nazaire a ouvert une enquête de flagrance et confié les investigations à la section de recherches d’Angers. Celle-ci sera chargée de déterminer les circonstances précises des blessures occasionnées à cet homme. Le ministère de l’Intérieur précise également, dans un communiqué, la saisie de l’inspection générale de la Gendarmerie en vue de “préciser les circonstances de l’intervention”.

L’usage de la GLI-F4 est conditionné à une doctrine précise. Le tir tendu est interdit. Son lancement doit être pratiqué en tir courbe la balistique permettant ainsi “d’éviter que les personnes ne soient directement impactées”. Enfin, les personnels en faisant l’usage doivent avoir une formation spécifique.

G.T.

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2 Commentaires

  1. DECAUNES

    Comme de bien entendu c’est de la faute de la très grande faute des Gendarmes. Faut vraiment être nul pour ramasser une grenade pour la renvoyerr a l’expéditeur. N’est pas bon pour la prochaine guerre cet énergumène. Donc maintenant va percevoir une pension et les gendarmes d’une enquête pour savoir s’il fallait ou fallait pas lancer, et vu l’amour des divers ministre pour les gendarmes sur le terrain, nos braves soldats seront tenus d’y aller juste gantés. En plus le père du héro Fraisse qui vient encore mettre son grain de sel. A Moscou la répression des anti POUTINE n’a pas duré longtemps, nous 4 semaines a Notre Dame du Vietnam et ça continue, Bravo nos politiques

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