dimanche 20 septembre 2020
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Gendarmes du GIGN devant le véhicule Sherpa de l’unité d’élite. Photo d'illustration (M.GL'Essor).

Un go fast de plus au palmarès du GIGN

C’est le second go fast de drogue intercepté en dix jours. Une section du GIGN de Satory vient en effet de stopper de nouveau un go fast à un péage d’autoroute dans la nuit de lundi 10 février à mardi.

Photo d’illustration (S.D/L’Essor).

Les gendarmes ont bloqué en douceur le convoi de deux voitures, venant des Pays-Bas, au péage de Fresnes-les-Montauban (Pas-de-Calais) sur l’autoroute A1. A bord de la voiture porteuse, les gendarmes d’élite ont découvert une dizaine de kilos d’héroïne. Ils ont arrêté quatre hommes.

Le concours des gendarmes du GIGN avait été demandé par la brigade de recherches d’Evreux et la section de recherches de Rouen, co-saisies par un juge d’Evreux. Leur enquête portait sur un trafic de drogue, venant des Pays-Bas, et destinée à la région d’Evreux.

Lire aussi: La délicate interception d’un go fast de drogue par le GIGN

Un engagement régulier contre les go fast

Dans la nuit du 1er février, les gendarmes de Satory avaient déjà intercepté un convoi roulant sur l’A71 dans le Loir-et-Cher. Les gendarmes du GIGN s’engagent en effet régulièrement pour intercepter ces convois routiers transportant cannabis ou cocaïne. Connus sous le nom de go fast, ces convois comptent au moins deux véhicules: une voiture ouvreuse, chargée de vérifier si l’autoroute est libre qui roule quelques km en amont. La voiture porteuse, souvent une grosse cylindrée, contient la drogue (cannabis, héroïne, cocaïne). Avec des quantités de quelques centaines à quelques dizaines de kg.

Généralement, ces convois roulent de nuit à très grande vitesse (d’où leur nom de go fast) sur les autoroutes. Les occupants communiquent entre eux sur des messageries cryptées et disposent de plusieurs téléphones. Ces convois viennent d’Espagne pour le cannabis marocain et des pays de nord de l’Europe et des Balkans pour l’héroïne. Ils approvisionnent les quartiers français où ces drogues sont écoulées. Des convois roulent aussi à vitesse normale pour passer inaperçus.

L’autoroute en sens contraire

Quelle que soit sa vitesse, l’interception d’un go fast reste toujours une opération délicate. Principalement en raison de la présence d’autres usagers. Il arrive en effet que des chauffeurs de go fast, se sentant repérés, fassent demi tour sur l’autoroute pour rouler en sens contraire ! Les gendarmes du GIGN préfèrent donc bloquer les go fast aux péages. Dans certaines cas, ils créent un ralentissement à l’arrière du convoi pour l’isoler des autres usagers. Ils bloquent ensuite les véhicules visés. Pour autant, les gendarmes d’élite privilégient en dernier ressort la sécurité des autres usagers et leur propre sécurité.

PMG

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2 Commentaires

  1. Boiron

    Bravo 🤗🤗, avec force, courage , beaucoup de minutie. Grâce à leur union d équipe très solidaire. 🤗👍🏾

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