vendredi 18 septembre 2020
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Des gendarmes mobiles, le samedi 20 avril 2019 (Crédit photo:GT/L'Essor).
Des gendarmes mobiles, le samedi 20 avril 2019 (Crédit photo:GT/L'Essor).

Un Gilet jaune condamné à cinq ans de prison pour avoir lancé un cocktail molotov sur deux gendarmes

Le Gilet jaune avait lancé en janvier 2019 un cocktail molotov contre deux gendarmes mobiles. La justice toulousaine vient de le condamner, jeudi 14 mai, à cinq ans de prison ferme.

Le parquet avait demandé contre ce jeune homme de 29 ans une peine de six ans de prison pour ces “violences aggravées, destruction du bien d’autrui, fabrication d’engins explosifs et participation à un groupement formé en vue de perpétrer des violences“. La tentative d’homicide initialement retenue a par contre été requalifiée.

Lire aussi: “Tout a changé” : le témoignage d’un gendarme mobile après un an de Gilets jaunes

Le Gilet jaune n’a pas donné d’explications

A l’audience, ce chef d’équipe dans le nettoyage, selon La Dépêche du midi, n’a pas vraiment expliqué les raisons de sa violence. Au grand dam de l’avocate des gendarmes, Me Joëlle Glock. “Vous dites que vous n’avez pas regardé le résultat. Le voilà !”, photo des deux gendarmes en feu à l’appui, lance-t-elle au prévenu, selon le quotidien régional. “J’avais regardé des vidéos, répond, toujours selon La Dépêche du midi, le prévenu. J’ignore ce qui m’a motivé. Je comprends aujourd’hui la gravité de mon geste.” Bilan pour les deux gendarmes? Dix jours d’incapacité totale de travail.

En janvier 2019, les enquêteurs de la police nationale chargés du suivi des manifestations des Gilets jaunes n’ont pas laissé passer l’agression des deux gendarmes. D’abord en exploitant les images des caméras de vidéosurveillance. Puis en surveillant les manifestations de Gilets jaunes suivantes. En avril 2019, le prévenu est ainsi interpellé après avoir mis le feu à une barricade. Dans son sac à dos, les enquêteurs trouvent quatre engins incendiaires. A son domicile, ils tombent cette fois-ci sur des produits permettant de fabriquer ces explosifs improvisés. Un véritable laboratoire de fabrication de substances explosives, s’est émue la justice.

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Un commentaire

  1. Me

    C’est drôle comme la justice est plus réactive que pour les headshots sur des manifestants à la LBD…

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