mercredi 1 avril 2020
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Un sous-officier de la Gendarmerie s'attaque au temps de travail (Illustration - Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Un sous-officier de la Gendarmerie s'attaque au temps de travail (Illustration - Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Un gendarme décède des suites du coronavirus covid-19

Un gendarme de 51 ans est mort des suites du coronavirus covid-19, a annoncé ce jeudi 26 mars la Gendarmerie.

Ce maréchal-des-logis chef était père de trois enfants. Il s’est éteint dans son logement de service à la caserne de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. Le militaire était en arrêt maladie depuis quelques jours suite à une suspicion d’infection au covid-19.

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La Gendarmerie précise que l’état de santé du sous-officier s’est brutalement dégradé avant son décès. Ce sous-officier travaillait au Groupement interministériel de contrôle. Ce service centralise les demandes d’autorisation pour la mise en œuvre de techniques de renseignement. L’Arme va désormais tenter de recenser les personnes ayant été en contact avec le sous-officier au sein de la caserne. C’est l’une des plus importantes d’Île-de-France.

Le patron des gendarmes, Christian Rodriguez, a aussitôt exprimé “sa profonde émotion”. Le général d’armée a présenté également “ses plus sincères condoléances à sa famille”. “Nous saluons la mémoire de notre camarade qui était engagé, comme tous les militaires de la Gendarmerie, afin d’assurer la continuité de l’État et des services publics”, a indiqué de son côté l’Anorgend, la fédération des réservistes.

Premier décès d’un gendarme suite au coronavirus

Si la France compte déjà 1.331 décès dû à la pandémie du coronavirus, l’annonce de la mort de ce sous-officier marque un nouveau tournant. Après le décès de soignants – un médecin est mort le 22 mars -, la maladie frappe cette fois-ci pour la première fois un membre des forces de sécurité intérieure. Ces derniers sont en première ligne sur la question du respect du confinement. Toutefois, le sous-officier décédé n’était pas chargé de cette mission. Et il n’a pas été, ces derniers jours, au contact du public.

Lire aussi: Coronavirus: les craintes des gendarmes

Il y a quelques jours, sur son blog, le directeur général avait annoncé la mise en place d’un numéro vert (01 84 22 17 79) accessible à tous les gendarmes et à leurs familles durant cette crise médicale. “En Gendarmerie, on ne laisse personne derrière soi, expliquait-il. C’est pourquoi j’ai voulu que nous pussions facilement, directement, apporter à chacune et chacun l’aide et l’information dont il peut avoir besoin.” Cette cellule nationale chargée d’apporter un soutien psychologique et de mise en relation est accessible en permanence.

GT.

3 Commentaires

  1. Barbet Michel

    Chers Gendarmes, “Petits Bleus”, sachez combien beaucoup de citoyens ont mal pour vous lorsqu’on vous voit sans masques ni gants.
    Toutes nos pensées, sincères, à la famille BET à vous tous

  2. Poujade

    Ce n’est pas un discours, une médaille qui remplacera ce sous officier. Ou sont les masques et aussi les tests. Mort au combat sans protection. Bon courage à vous et vos famille. Le confinement devrait être plus strict et ne pas toléré les soit disant sportif.

  3. Elisabeth

    C’est inadmissible. On envoi les personnels soignants et les forces de l’ordre sans aucune protection et on s’étonne qu’ils passent l’arme à gauche… Pareil pour beaucoup d’autres corps de métiers, les livreurs ne sont même pas protégés au point qu’on leur demande de suivre tout un tas de procédures pour se tenir éloigné des clients https://www.kumulusvape.fr/content/295-coronavirus-vape
    Dire qu’à l’autre bout du monde, des pays bien moins puissants, ne sont pas touchés car ils prennent de vraies mesures http://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200311-ta%C3%AFwan-bonne-gestion-crise-coronavirus des masques pour tous les habitants, du civisme et du bon sens, moins de 50 cas… Exemple à suivre !

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