vendredi 4 décembre 2020
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Un sous-officier de la Gendarmerie s'attaque au temps de travail (Illustration - Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Un sous-officier de la Gendarmerie s'attaque au temps de travail (Illustration - Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Un gendarme de Valenciennes met fin à ses jours

Un gendarme de Valenciennes a mis fin à ses jours dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès du groupement des Hauts-de-France, confirmant une information dévoilée par le site actu17.

Ce gradé âgé de 38 ans, père d’un enfant, était en cours de séparation. Il se serait suicidé avec son arme de service. On ne connaît pas plus précisément les circonstances de ce drame. Le parquet de Valenciennes a confié l’enquête à la Police nationale.

Le commandant de région a adressé ses pensées à la famille du gendarme et à ses camarades. C’est le premier suicide déploré dans l’Arme en ce début d’année. En 2019, 21 gendarmes s’étaient donné la mort.

Lire aussi: Moins de suicides chez les gendarmes: ″On manque de recul pour en tirer une conclusion″

Qui appeler à l’aide?

En cas de besoin, les gendarmes ont différent dispositifs à leur disposition. Tout d’abord, ils peuvent contacter le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé de 39 psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, en outre-mer. Les médecins du service de santé des armées peuvent également les assister dans ces moments difficiles.

Par ailleurs, ils peuvent se tourner vers  les assistants sociaux des groupements ou les représentants de la concertation qui ont un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques, est également susceptibles de les aider.

Hors de l’Institution, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. Ils sont recensés par le ministère des Solidarités et de la santé sur cette page. Des conseils et des contacts y sont également présents, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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2 Commentaires

  1. Retraité

    Sans connaître la situation de cet homme, toutes mes pensées respectueuses à ce frère d’armes et à sa famille.

    Merci au journal l’essor pour son article réellement constructif à juste titre avec le paragraphe “Qui appeler à l’aide ?” et le lien “page” !, c’est toujours mieux qu’une simple “annonce” ! Que le journal “l’Essor” en soit ici sincèrement remercié.

    Une pensée aussi pour les enquêteurs qui sont confrontés à ces situations.

    • Michot guy

      En tant qu’ancien de l’Arme, j’ai perdu plusieurs collègues ou connaissances dans des circonstances analogues. A cette époque, il était tabou d’en parler. Le nombre de suicides était plus important. Souvent sur la connaissance de cas que j’ai connus, les gendarmes avaient des problèmes familiaux qui ne contrebalacaient pas les difficultés professionnelles qu’ils éprouvaient, ce qui assurait le déclic pour passer à l’acte. En plus, on a les armes et munitions à disposition utilisées pour certains cas. En attendant, je présente mes sincères condoléances à sa famille et ses proches.

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