dimanche 9 août 2020
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Gendarme adjoint volontaire lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris. Les GAV sont agents de police judiciaire adjoints (APJA) - (Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Gendarme adjoint volontaire lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Un gendarme adjoint volontaire de Seine-et-Marne mis en cause dans un trafic de faux documents

Un gendarme adjoint volontaire de 23 ans, affecté au peloton d’autoroute de Coutevroult, en Seine-et-Marne, vient d’être mis en cause dans une affaire de trafic de faux documents.

Selon Le Parisien, qui a dévoilé l’histoire ce mardi 28 juillet, le jeune gendarme adjoint volontaire a été la cheville ouvrière d’un juteux trafic. Sur le réseau social Snapchat, Enzo V. promettait la fourniture de faux documents, du passeport à l’arrêt de travail. Et par l’intermédiaire du militaire de Seine-et-Marne, la consultation du fichier des personnes recherchées. Ce jeune homme originaire de Bagnolet en Seine-Saint-Denis avait mis en place une véritable boutique virtuelle.

 

70 euros par consultation

Devant les enquêteurs, le gendarme adjoint volontaire mis en cause a reconnu environ 150 consultations de ce fichier sensible. Selon ses dires, ce service illégal lui rapportait 70 euros par fiche. Ce fichier contenait, l’an passé, près de 642.000 fiches actives sur 580.000 personnes. Un fichier sensible: on y retrouve par exemple les fichés S. Seuls les autorités judiciaires, les services de police et autorités administratives peuvent le consulter. Selon Le Parisien, le commandement a suspendu le gendarme adjoint volontaire. Ce dernier aurait également démissionné – le groupement de Seine-et-Marne, contacté, ne souhaite pas communiquer sur cette affaire.

Lire aussi: L’enquêteur ripou qui déstabilise les cybergendarmes du C3N

Pour démasquer le militaire, les policiers de la brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (Befti), en charge de cette enquête depuis cet automne, ont tendu un piège au trafiquant de faux documents, en demandant la consultation d’une fiche à Enzo V., par l’intermédiaire d’un policier infiltré. Les enquêteurs ont pu ensuite regarder quel agent avait consulté la fiche demandé pour confondre le mis en cause. Résultat? Après leur arrestation, à la mi-juillet, la justice vient de mettre en examen le trafiquant de faux documents, le gendarme adjoint volontaire et deux autres suspects chargés de la logistique.

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3 Commentaires

  1. charpy

    Une fois de plus, l’enquête administrative n’a pas été à la hauteur! C’est pareil dans la police et bien regrettable!
    Il aurait été agréable de connaître au minimum son prénom, le vrai, pour lever la suspicion.

  2. Niout

    C’est pas nouveau….Partout il y a de vilaines taupes tordues, et il y en aura d’autres! Mais ces verrues auraient du être identifiées descellées et éradiquées avant d’être actives et néfastes dans leurs fonctions. Le problème vient donc à mon avis, des procédures un peu trop laxistes dans le recrutement Actuellement on a trop une politique de recrutement quantitatif ou le qualitatif n’est plus essentiel et primordial. Il y a de quoi s’inquiéter car beaucoup d’autres “scandales” pourraient éclater et salir encore l’Institution…Revenons vite aux habitudes strictes antérieures il y a encore beaucoup de candidats potentiellement très valables pour suivre cette profession sacerdoce avec toute la passion qu’elle impose

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