mercredi 21 novembre 2018
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Gardes républicains dans la cour de l'Elysée (Illustration - Ph. M. GUYOT/ESSOR)
Gardes républicains dans la cour de l'Elysée (Illustration - Ph. M. GUYOT/ESSOR)

Un garde républicain se suicide à l’Hôtel de Matignon (actualisé)

Matignon vient d’annoncer, ce lundi 5 novembre, la mort d’un garde républicain. Son corps a été découvert, dans la matinée, “dans l’enceinte de l’Hôtel de Matignon, son arme de service à ses côtés”, plus précisément dans le parc. La piste d’un nouveau suicide – le 31e dans la Gendarmerie depuis le début de l’année – est privilégiée, précise à L’Essor une source interne à l’Arme.

Les services du Premier ministre précisent que ce gendarme était affecté aux services de vidéosurveillance du commandement militaire. Avisé, le parquet de Paris a saisi l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale. L’enquête devrait permettre d’en savoir plus sur les causes du décès du garde.

En déplacement en Nouvelle-Calédonie pour le référendum, le Premier ministre Edouard Philippe a adressé ses condoléances à la famille du défunt. Il a également exprimé “son soutien aux camarades du gendarme décédé ainsi qu’à l’ensemble du personnel de Matignon”.

Ce drame survient un mois après la publication, sur internet, d’une lettre dénonçant les conditions de travail des gendarmes à l’Hôtel de Matignon. Ce courrier anonyme, signé simplement “les gendarmes de la compagnie de sécurité de l’Hôtel de Matignon”, dénonçait les conditions de travail au sein de cette unité. La lettre évoquait notamment un “profond malaise” et déplorait une “fatigue générale et un surmenage”.

Lire aussi sur L’Essor : Des gardes républicains de Matignon dénoncent leur surmenage dans une lettre anonyme (actualisé)

La direction générale a depuis lancé une mission d’évaluation interne confiée à l’Inspection générale. L’audit demandé lui a été remis récemment. Des mesures doivent être annoncées prochainement à ce sujet. Le gendarme qui s’est suicidé, un militaire de 45 ans, n’a toutefois pas été entendu dans le cadre de cette enquête interne. Contrairement à ce que nous avions écrit dans un premier temps, ce garde faisait bien partie de la compagnie de sécurité de l’Hôtel de Matignon. En revanche, sa section, la 5e, chargée du poste central de sécurité, n’a pas été incluse dans le périmètre de l’audit.

G.T. avec P-M.G.

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Photo d'illustration (Crédit photo: Thomas Bresson/Flickr).

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8 Commentaires

  1. Kevin

    Oh l’essor ! Avant de donner des informations, vérifiez les ! Il s’agissait d’un garde appartenant à la compagnie de sécurité de Matignon, et il était évidemment concerné par la fameuse lettre dénonçant nos conditions de travail au sein de la compagnie.

    • Picar

      Biensur , vous avez raison KEVIN, à se demander ce que fout l’essor
      Le malaise est partout dans la gendarmerie , aussi chez les réservites qui n’ont pas de solde et qui ne pensent pas non plus les recevoir en 2019 , c’est du ‘foutage de gueule’
      Putain de macron…..

    • Gabriel Thierry

      Bonjour, l’erreur a été rectifiée.

    • Lolo

      Kevin, vérifie toi aussi tes informations et si tu fais partie de cette compagnie, c’est grave de raconter n’importe quoi. Ce n’est pas la compagnie qui se plaint mais certains et il n’en faisait pas partie. Aie au moins un peu de respect pour lui, c’est ignoble de faire sa pub sur un mort…..

  2. Niout

    Un militaire ne met pas fin à ses jours sur son lieu d’emploi innocemment…. ! En France et dans son administration c’est très facile de nier ou étouffer un problème, ils créent une commission. La Gendarmerie n’échappe pas à cette déviance. De plus la grande hiérarchie est plus préoccupée par son devenir au sein du ministère de l’intérieur que des conditions du personnel “sous-officier”.. Toutes mes condoléances à la famille de ce malheureux qui sera le détonateur révélateur d’une situation dramatique.Tout mon soutien aux camarades qui doivent souffrir du déni de leurs dures conditions de travail, du harcèlement managerial mis en pratique par la hiérarchie. Les actions de revendications passées n’ont servi à rien sinon qu’à asseoir davantage des pratiques inhumaines dignes de 14 -18… Il serait temps que les décideurs ouvrent les yeux et ne poussent pas le bouchon trop loin quand même….!

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