lundi 1 mars 2021
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Formé au mordant, le chien d'attaque a été abattu par le forcené lors de l'intervention. (Photo d'illustration - Gendarmerie de l'Isère/Facebook)
Formé au mordant, le chien d'attaque a été abattu par le forcené lors de l'intervention. (Photo d'illustration - Gendarmerie de l'Isère/Facebook)

Un forcené tué par l’AGIGN d’Orange après avoir abattu un chien d’attaque et tiré sur les gendarmes

Un homme d’une quarantaine d’année a été tué en Savoie par l’antenne-GIGN (AGIGN) d’Orange dans la soirée du lundi 26 janvier. Retranché depuis le milieu de matinée, il venait d’abattre un chien d’attaque et de tirer sur les gendarmes.

Le hameau de la Magne, situé dans la petite commune de Saint-François-de-Salle (Savoie), ne s’attendaient certainement pas à un tel début de semaine. Dans la matinée, des habitants contactent la brigade de gendarmerie du Chatelard, située à quelques kilomètres. Ils se plaignent d’avoir reçu des menaces de la part d’un homme armé.

Troubles psychiatriques

Après renseignement, les gendarmes identifient l’individu. Celui-ci, déjà défavorablement connu des gendarmes locaux, souffrirait de troubles psychiatriques. Les gendarmes se méfient donc. D’autant que l’homme a déjà fait l’objet de deux interpellations mouvementées à son domicile.

L’information remonte les échelons de commandement. Face au danger, décision est prise de faire immédiatement converger sur place des renforts. Une dizaine de militaires du Psig Sabre ainsi que le commandant en second de la compagnie de Chambéry rejoignent donc les gendarmes de la brigade du Chatelard.

Insultes et arme sur la tempe

En arrivant sur place, les craintes se confirment, comme l’explique à L’Essor le capitaine Gambier. C’est en effet avec une arme de poing braquée sur la tempe que le quadragénaire accueille les militaires. Depuis son balcon, il les insulte copieusement, allant jusqu’à tenir des propos antisémites à l’égard des représentants de la loi. Puis il retourne dans son domicile et se retranche.

Dès lors, les gendarmes mettent en place un périmètre de sécurité et déclenchent la montée en puissance du dispositif. Les négociateurs entrent en action et l’AGIGN d’Orange se met en route. Une équipe cynophile du Psig de Vienne (Isère), arrive également en renfort.

Le chien des gendarmes abattu

La journée avançant, à l’inverse des négociations, les gendarmes décident d’extraire la mère du forcené. Celle-ci vivant à l’étage du dessous, ils craignent en effet pour sa sécurité. Mais alors qu’ils s’apprêtent à la mettre en sécurité, l’homme surgit à nouveau au niveau supérieur. Refusant d’obtempérer aux injonctions des gendarmes, un chien d’attaque, formé au mordant, est tout d’abord envoyé. Les gendarmes espéraient ainsi pouvoir maitriser l’individu en sécurité.

Mais alors que le chien mord le bras du forcené, ce dernier lui tire dessus, blessant mortellement l’animal de l’équipe cynophile du Psig de Vienne. Il vise ensuite les gendarmes et tire à plusieurs reprises. Pris pour cible, les spécialistes de l’AGIGN d’Orange n’ont d’autre choix que de répliquer et tuent alors le quadragénaire.

L'antenne du GIGN d'Orange. (Photo d'illustration /Jean-Pierre Amet pour "L'Essor")
L’antenne GIGN (AGIGN) d’Orange en action. (Archive – JPA/L’Essor)

Lire aussi: L’antenne GIGN de Reims donne l’assaut au domicile d’un forcené dans la Marne

Enquête de l’Inspection générale de la Gendarmerie

Dès la fin de l’intervention, les premières constatations ont pu avoir lieu jusque tard dans la nuit. Les enquêteurs de la brigade de recherches locale, ainsi que de la section de recherches de Chambéry, mobilisés dans un premier temps, ont cédé leur place aux experts de l’IRCGN.

Comme l’a précisé à France Bleu le procureur de la République de Chambéry, trois militaires ayant ouvert le feu ont été placés sous le régime de la garde à vue. Il s’agit d’une procédure classique. L’enquête, confiée à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN), doit permettre d’établir les circonstances des tirs et du respect des règles d’usage des armes.

LP

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