jeudi , 17 juin 2021

Gendarme du GIGN devant le véhicule Sherpa de l’unité d’élite. Photo d'illustration (M.GL'Essor).
Gendarme du GIGN devant le véhicule Sherpa de l’unité d’élite. Photo d'illustration (M.GL'Essor).

Les gendarmes traquent un homme armé en Dordogne (actualisé)

Plus de 300 gendarmes, appuyés par des hélicoptères et deux équipes du GIGN, traquaient toujours lundi en fin de matinée un homme armé dans la région de Sarlat (Dordogne). Cet homme, un ancien militaire, a tiré à plusieurs reprises sur les gendarmes qui intervenaient dans une affaire de violences conjugales.

Samedi minuit. Le Lardin-Saint-Lazare, un village de 1.800 habitants, près de Sarlat. L’homme, “alcoolisé” selon la maire du village, se présente au domicile de son ex-compagne. Thierry Dupin, 29 ans, avait pourtant interdiction de le faire. Récemment sorti de prison pour violences conjugales selon BFM TV, il porte un bracelet électronique. Il a déjà écopé –entre 2015 et 2020– de quatre condamnations pour violences conjugales à l’encontre de cette femme, avec laquelle il a eu trois enfants.

Il tire sur les gendarmes à plusieurs reprises

Sur place, il brutalise le nouveau compagnon de son ex-compagne. Il s’enfuit ensuite à l’arrivée des gendarmes après avoir tiré à plusieurs reprises sur eux, endommageant deux de leurs véhicules. Agé de 29 ans, c’est un ancien militaire de l’Armée de terre qui a servi au 126e régiment d’infanterie de Brive de 2011 à 2016, selon les informations de France Bleu Périgord. “Lourdement armé” selon la Gendarmerie, il serait notamment en possession d’une carabine Winchester de calibre .30-30, une arme puissante de chasse au sanglier.

L’homme se réfugie dans une zone boisée à proximité du village. Très vite, le général de corps d’armée André Pétillot, commandant la région de Nouvelle Aquitaine, fait monter en puissance un impressionnant dispositif. L’antenne GIGN (AGIGN) de Toulouse et le GIGN de Satory, soit une cinquantaine de spécialistes de l’intervention, arrivent quelques heures plus tard. Quatre hélicoptères, des équipes cynophiles, des négociateurs –plus de 300 gendarmes gendarmes départementaux et mobiles– bouclent la zone. Les gendarmes ont défini une zone de 4 km sur 5 où le fuyard se serait réfugié.

Les gendarmes du GIGN de Satory et l’AGIGN de Toulouse se déplacent dans la zone avec leurs 4X4 blindés “Fortress Intervention”. Construits sur des châssis Toyota par la firme Centigon, ils peuvent résister à des tirs de fusils d’assaut comme la kalachnikov. Ils supportent également l’explosion de grenades. Aménagée sur le toit, une trappe blindée permet des tirs de riposte. Le Centigon emporte six gendarmes.

Les gendarmes récupèrent son ex-compagne et ses trois enfants pour les placer en sécurité. Tous les habitants du village restent confinés chez eux. Le préfet de Dordogne Frédéric Périssat annonce dimanche en fin d’après-midi que l’école n’ouvrira pas lundi.

“Chaque fois qu’il y a eu contact il a ouvert le feu”

Depuis samedi matin, les gendarmes tentent donc de fixer le fuyard dans le périmètre délimité. Une zone boisée, difficile d’accès, mais qu’il semble bien connaître. “Le contact a été établi à plusieurs reprises de manière sporadique mais cela s’est ensuivi de coups de feu de l’individu. Chaque fois qu’il y a eu contact il a ouvert le feu”, a raconté à la presse le préfet de Dordogne. Il aurait notamment tiré sur un hélicoptère et un des Centigon du GIGN et semble particulièrement déterminé. Les gendarmes n’ont pas répliqué. Le préfet Périssat souhaite en effet “résoudre cette situation au mieux, c’est-à-dire sans effusion de sang”.

Appel à témoin et diffusion de la photo de l’homme armé

Lundi en milieu de matinée, la Gendarmerie diffuse un appel à témoin avec la photo et l’identité de l’ex-militaire. Thierry Dupin, 1,83 mètre, de corpulence athlétique, est décrit comme un “individu dangereux”. Sur la photo diffusée sur les réseaux sociaux, il apparaît les cheveux rasés sur les côtés avec une longue barbe.

Samedi soir, la procureure de la République de Périgueux Solène Belaouar avait ouvert deux enquêtes judiciaires. La première pour “tentative d’homicide” contre le compagnon de l’ex-compagne du fuyard, confiée à la brigade de recherches de Sarlat. La seconde pour “tentatives d’homicide” contre les gendarmes, confiée à la section de recherches de Bordeaux.

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Il y a cinq mois, une affaire de violences conjugales avait tourné au drame dans le Puy-de-Dôme. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020, un homme de 48 ans avait tué trois gendarmes et gravement blessé un quatrième avant de se suicider. Les militaires intervenaient pour porter secours à sa compagne, victime de violences conjugales et qui s’était réfugiée sur le toit de la maison.

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