mercredi 21 novembre 2018
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Un exercice grandeur nature aux côtés des pompiers (Photo: Sdis 17/Dimitri Labarsouque).

Un député appelle à davantage de coordination entre pompiers et gendarmes

Le 1 ere classe Geoffroy Henry (Photo Ministère de la défense)

La mort d’un sapeur-pompier de Paris avait remis dramatiquement en lumière la question de la sécurité des soldats du feu. Suscitant même une réaction indignée du patron des sapeurs-pompiers parisiens, le général Jean-Claude Gallet. “Une société qui ne protège pas ses anges gardiens est vraiment malade“, déplorait dans un courriel interne cité par Le Parisien.

Limites des protocoles opérationnels

Deux mois après ce fait-divers tragique, le député Eric Ciotti appelle une coordination opérationnelle renforcée entre sapeurs-pompiers, policiers et gendarmes. Le décès du sapeur de 1ere classe Geoffroy Henry, estime l’élu (LR) des Alpes-Maritimes, montre les limites des protocoles opérationnels départementaux. On retrouve dans le viseur du député les interventions de secours et de transport de personnes alcoolisées, de personnes sous l’emprise de stupéfiants ou présentant des fragilités psychologiques.

“En cas de prise en charge de ce type de profil extrêmement sensible, l’accompagnement des sapeurs-pompiers par les forces de l’ordre devrait être systématique, notamment lors de la phase de transport de la personne entre le lieu de sa prise en charge et l’unité́ de soins.” (Eric Ciotti).

Lire aussi sur L’Essor : Une collecte organisée pour le sapeur de 1ere classe Geoffroy Henry, tué en intervention dans le Val-de-Marne

Mis en place après les émeutes urbaines de 2005, ces protocoles opérationnels ont déjà été ajustés à plusieurs reprises. Une circulaire du 30 mars 2015 du ministre de l’Intérieur proposait un modèle type. Il a été mis en œuvre dans 86 départements français. Une deuxième circulaire, datée elle du 13 mars 2018, prévoyait elle de renforcer la coordination. Il s’agit ainsi, par exemple, de mettre en place des procédures spécifiques pour les interventions dans les zones sensibles. Ou de renforcer le partage d’information entre centres opérationnels de services départementaux d’information et de secours et centres d’opération et de renseignement de la Gendarmerie.

Une nouvelle doctrine ?

Illustration (MG/L’Essor).

Aujourd’hui, le député Eric Ciotti préconise d’aller encore plus loin. Dans son rapport pour avis sur les crédits de la sécurité civile, publié il y a quelques jours, il estime que ces mesures de coordination “pourraient être complétées”. Il suggère ainsi “une réflexion sur les doctrines existantes des policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers. Une grille d’analyse commune pourrait, par exemple, être élaborée dans le cadre d’un rapport commun” entre les différentes inspections concernées, dont bien sûr l’Inspection générale de la gendarmerie nationale.

La dernière note sur le sujet de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) fait état de 2.283 sapeurs-pompiers agressés en 2016. Un chiffre en hausse de 17,6% par rapport à l’année précédente. Cette année, la Gendarmerie a déjà enregistré, sur les neuf premiers mois de l’année, 379 plaintes de sapeurs-pompiers, dont 298 pour outrages. Soit une hausse d’environ 10% accompagnée , souligne la direction générale, d’une augmentation du niveau de violence des faits.

G.T.

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Un commentaire

  1. Denuntiator

    Bonjour. Je ne vois pas où M. Ciotti veut en venir. La coordination dont il parle existe déjà entre CORG et CODIS. Encore un parlementaire qui ne vient pas sur le terrain.

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