mardi 17 septembre 2019
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Franck Chaix (à gauche), alors lieutenant-colonel et chef de la force d'intervention du GIGN, lors de l'inauguration de la caserne Pasquier du GIGN à Satory en 2010 (Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Franck Chaix (à gauche), alors lieutenant-colonel et chef de la force d'intervention du GIGN, lors de l'inauguration de la caserne Pasquier du GIGN à Satory en 2010 (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Un ancien officier du GIGN au poste de directeur de la sécurité-sûreté de la CMA-CGM

Le colonel Franck Chaix, 51 ans, ex-numéro 2 du GIGN, a rejoint ce lundi la CMA-CGM, comme directeur de la sécurité-sûreté du groupe, selon les informations de L’Essor. Il aura pour mission principale d’assurer la sécurité des personnels de toutes les entités de la CMA-CGM.

Basée à Marseille, la CMA-CGM est l’un des leaders mondiaux du transport maritime et de la logistique. Elle est présente dans 160 pays avec 110.000 collaborateurs, plus de 500 navires et 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Le colonel Chaix, qui vient de quitter le commandement de la SR de Nancy, est un spécialiste de la négociation de crise.

Franck Chaix choisit directement la Gendarmerie en 1996, à l’issue de sa scolarité à l’École militaire interarmes (EMIA). Après l’EOGN, il commande pendant deux ans un peloton de gendarmerie mobile à l’EGM 14/5 de Bourg-Saint-Andéol (Ardèche). En 1999, il intègre le GIGN où il est engagé dans de nombreuses opérations en France et à l’étranger. Notamment comme chef ops lors de la reprise du navire de la SNCM, le Pascal Paoli, dont des grévistes corses avaient pris le contrôle, en septembre 2005 au large de Marseille.

Opération Jambiya

La même année, il participe à la création de la très discrète Cellule interministérielle de négociation (CIN) composée du Raid, du GIGN et d’agents du ministère des Affaires étrangères. Dans le cadre de la CIN, Franck Chaix conduit avec le Raid le premier engagement commun des deux unités de contre-terrorisme pour la libération de quatre otages français et de leur guide retenus au Yémen, lors de l’opération Jambiya, en septembre 2006.

Dès 2006, alors second du GIGN, commandé à l’époque par le lieutenant-colonel Frédéric Gallois, il travaille sur le projet de réorganisation de l’unité sur le concept des prises d’otages de masse. En 2007, il prend le commandement de la Force intervention du nouveau GIGN.
En 2008, le lieutenant-colonel Franck Chaix est engagé sur la prise d’otages du Ponant, voilier de la Compagnie du Ponant, alors filiale de la CMA-CGM, lors de l’opération Thalatine. Il élabore, avec une équipe de cinq gendarmes depuis Marseille, le scénario de remise de rançon aux côtés de la CMA-CGM, de la DGSE, de l’amiral Marin Gillier, alors Alfusco (amiral commandant les fusiliers marins et les commandos marine), et du général Denis Favier, patron du nouveau GIGN.

Plan d’assaut immédiat

A l’été 2011, Franck Chaix est chargé d’une réflexion tactique sur le GIGN et propose l’adoption d’une posture de riposte aux potentielles futures attaques terroristes, intitulée Plan d’assaut immédiat. Il quitte le GIGN en 2012. Franck Chaix retourne alors sur les bancs de l’école au… collège de police britannique de Bramshill et sort diplômé du Strategic command course.

Il est alors affecté l’ambassade de France à Londres comme attaché de sécurité intérieure adjoint. En 2016, il prend le commandement pour trois ans de la section de recherches (SR) de Nancy, son dernier poste dans la Gendarmerie.

Pierre-Marie Giraud

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