L'Essor

Trois vidéos qui ont marqué l’année des gendarmes

Le maul des gendarmes mobiles sur l'île de la Cité (Crédit photo: Valérie de Senneville)

Alors que la fin de l’année approche, c’est déjà l’heure du bilan de 2020. Nous vous avons sélectionné trois vidéos de gendarmes qui résument les douze mois écoulés.

Le maul des gendarmes

C’était en janvier, soit presque le siècle dernier. La réforme des retraites domine alors l’actualité. Les avocats sont en première ligne sur ce sujet. Ils estiment en effet qu’ils vont beaucoup y perdre. Outre la grève des audiences, des actions coup de poing ont également lieu. Une journaliste des Échos va capturer un drôle de moment.

Au palais de justice de Paris, des gendarmes sont obligés de faire un maul pour contenir les avocats. Ces derniers veulent s’inviter à la venue de la ministre de la justice Nicole Belloubet! Sur twitter, des internautes regardent plus de 900.000 fois la séquence. Sous la direction d’un officier coiffé de son képi, une quinzaine de gendarmes mobiles avec leur calot sur la tête ont formé un solide maul qui, lentement mais sûrement, est parvenu à refouler l’équipe adverse, en l’espèce des avocats, de l’autre côté de la porte.

Le coca-cola du confinement

Le coup de gueule du gendarme a été vu plus de 3,1 millions de fois. Nous sommes quelques jours après la mise en place du premier confinement. On ne le saura qu’après mais le coronavirus circule déjà depuis de longues semaines dans l’Hexagone. Gendarmes et policiers sont chargés de faire respecter le confinement, la seule mesure pouvant alors freiner la diffusion catastrophique de la maladie, explique le gouvernement.

Mais ce message a parfois du mal à passer. Et ce sont les gendarmes qui doivent sur le terrain, rappeler les consignes. Souvent. Sont-ils exaspérés ? Les deux gendarmes filmés par les caméras de France 3, s’ils restent dans la prévention, sont estomaqués par les courses de cette habitante. Elle n’a acheté que des bouteilles de coca et quelques denrées alimentaires. “Si vous continuez à avoir des attitudes pareilles, vous serez verbalisée à hauteur de 135 euros à chaque sortie”, indique le gendarme. “Madame, regardez ce que vous achetez… Vous prévoyez une gastro ou quoi?”, ajoute-t-il. Une punch-line percutante qui résume l’exaspération alors de certains militaires. 

Lire aussi : Confinement: les coups de gueule des gendarmes

Un gendarme mobile victime d’insultes racistes

Des experts avaient prévu un déconfinement chaud côté manifestations. C’est finalement la mort tragique d’un américain noir lors d’un contrôle de police, aux États-Unis, qui va bouleverser aussi les français. Ce samedi de juin, une manifestation contre les violences policières se déroule dans les rues de Paris. Elle se termine au Champ de Mars où se trouve Florent avec son escadron. Ce gendarme d’origine martiniquaise a grandi en Seine-Saint-Denis,

“Tu devrais avoir honte de te ramener ici! Vendu! Sale vendu!”, crie une manifestante à son adresse. Le militaire invectivé, quant à lui, reste impassible derrière son bouclier.

Un mois plus tard, Florent confiera au Point sa colère. “J’ai été pris à partie comme Noir dans une manifestation contre le racisme ! On m’a fait ressentir mes origines alors que je ne me sens absolument pas différent de mes collègues.” Après avoir hésité, le gendarme de 26 ans déposera plainte, soutenu par son capitaine et le directeur général. Le militaire n’avait pas été la seule victime, ces jours-là, d’insultes racistes. La youtubeuse Nadjélika, qui s’en était pris à un policier noir quelques jours plus tôt, sera jugée début janvier à Paris.

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