mercredi 1 avril 2020
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(Photo/L'Essor).

Trois exemples de faux gendarmes qui aimaient un peu trop l’Arme

C’est le revers de la médaille. Le prestige des gendarmes attire les usurpateurs. Trois exemples récents du problème causés par ces mythomanes après la condamnation, vendredi, d’un faux gendarme à Nevers.

Un souci malheureusement trop courant. Exemple avec cette série de messages d’un gendarme actif sur Twitter, GentilGendy. Au hasard d’un covoiturage, le gendarme avait voyagé avec un réserviste affirmant être gendarme, devançant de quelques mois les résultats du concours interne.

Le faux gendarme

Quatre mois de prison avec sursis et une amende de 200 euros. Voici la peine prononcée par le tribunal de Nevers, ce vendredi 14 février, contre ce quinquagénaire qui aimait trop la Gendarmerie. Cet habitant de Nevers, passionné par l’Arme, avait même convaincu certains de ses proches qu’il était bien gendarme ! Chez lui, le faux gendarme collectionne les tenues de cérémonie, de service ou encore des treillis de camouflage. Il accumule également des médailles et insignes.

En réalité, le quinquagénaire, malgré une expérience dans l’Arme lors de son service militaire, n’est pas gendarme pour un sou. Il travaille en région parisienne comme maître-chien dans la sécurité privée. Mais à force de se croire gendarme, l’agent de sécurité s’est pris au jeu. Jusqu’à ce qu’il se fasse prendre, en septembre 2019, en usant indument de son gyrophare pour griller la priorité sur les autres automobilistes. ″Sur le moment, je n’avais pas pleinement conscience de l’importance et de la gravité de ce que je faisais″, expliquera-t-il au tribunal, selon Le Journal du Centre. La preuve ultime que le quinquagénaire n’est décidément pas un vrai gendarme.

 

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Le réserviste trop pressé

Avec un peu de patience, il serait peut-être bien devenu gendarme. La porte de l’Arme est désormais bien fermée pour Geoffrey. Ce jeune homme de 21 ans, ancien réserviste de la Gendarmerie, a été condamné à un an de prison avec sursis en novembre 2019 pour le vol de matériel et s’être fait passé pour un gendarme.

Le jeune réserviste de la brigade de Thônes a consterné les militaires de l’unité quand ces derniers ont découvert le pot aux roses. Dans des cartons du jeune homme, décrit comme immature lors de son procès, on retrouvera des kits de prélèvement ADN, des carnets, une veste d’hiver ou encore des fiches de diffusion. Enfin, Geoffrey avait mis la main sur une arme de poing factice, portée à la ceinture pour convaincre ses proches qu’il était bien gendarme.

Le jeune homme ne s’est pas contenté de collectionner les effets de l’Arme. Pendant plus d’un an, Geoffrey a mené de fausses procédures, entendu des témoins et consulté des fichiers sans autorisation. C’est d’ailleurs ces fausses enquêtes qui auront conduit à sa perte. La propriétaire du logement occupé par le faux gendarme, interrogée, déposera plainte pour abus de faiblesse. A la barre, le jeune réserviste expliquera, selon Le Messager, qu’il voulait ″s’entraîner″ et ″jouer au gendarme″, son ″rêve d’enfant″. Il est désormais prié de se trouver une nouvelle carrière.

Pour la sécurité routière

Le quinquagénaire et les deux jeunes hommes sont habillés en survêtement, équipés de gilets réfléchissants, de casquettes, de lampes de poche, d’une matraque et de quelques bombes lacrymogènes. Le trio, en ce soir d’octobre, ne prépare pas un casse mais une… pseudo-opération de sécurité routière !

Ce jour-là, à Tain-l’Hermitage dans la Drôme, les trois faux gendarmes contrôleront près d’une douzaine d’automobilistes. Forcés à s’arrêter, ils devront présenter leurs papiers et même souffler dans le ballon. La drôle d’opération de police interpelle des automobilistes qui, le lendemain, alerteront les gendarmes sur cette histoire.

Jugés quelques mois plus tard par le tribunal correctionnel de Valence, les deux jeunes hommes expliqueront s’être fait entraîner dans cette mauvaise ″plaisanterie″. Les deux faux gendarmes écoperont de 140 heures de travaux d’intérêt général, rapportera Le Dauphiné Libéré. Quant au quinquagénaire à l’origine de cette douteuse initiative, il sera condamné à sept mois de prison avec sursis.

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