samedi 17 août 2019
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Le Sénat (SD/L'Essor).

Réserves : le Sénat veut renforcer la transparence des recrutements et les règles de sélection

Il a été aussi question des réserves de la Gendarmerie lors de la présentation ce mercredi du rapport d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla. Deux propositions, les neuf et dix, concernent en effet la réserve opérationnelle.

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Si la 10ème est relative aux réservistes de l’Elysée,  la 9ème a trait aux fameux réservistes opérationnels, spécialistes, dont faisait partie Alexandre Benalla, nommé lieutenant-colonel en octobre 2017 dans ce vivier, selon les chiffres du rapport, de 87 hommes et femmes. Le ministre Sébastien Lecornu, passé de lieutenant à colonel, en est l’un des membres les plus connus.

Lire aussi sur L’Essor : Le commandement des réserves suggérait de nommer Alexandre Benalla seulement commandant

Cette réserve spécialisée est bien distincte de la réserve citoyenne de défense et de sécurité.

Lire aussi sur L’Essor : Alexandre Benalla, un réserviste opérationnel passé de brigadier à lieutenant-colonel : explications (actualisé avec note de la direction aux réservistes)

La sénatrice Muriel Jourda, (LR Morbihan et fille de gendarme),  co-rapporteur a présenté ces deux propositions. En creux, cette proposition vise à “renforcer la transparence des recrutements dans les différentes réserves de la Gendarmerie nationale et la rigueur des règles de sélection dans la composante ‘spécialiste’ de sa réserve opérationnelle“. Elle jette un doute sur les réelles compétences professionnelles d’Alexandre Benalla ayant justifié sa nomination et suggère d’encadrer ces nominations.

Proposition n° 9 : Renforcer la transparence des recrutements dans les différentes réserves de la gendarmerie nationale et la rigueur des règles de sélection dans la composante “spécialiste ” de sa réserve opérationnelle (référentiel de compétences techniques ou théoriques recherchées, niveau élevé de formations ou d’expériences professionnelles nécessaires pour postuler, vérification et appréciation préalable par un jury pour préparer et appuyer la décision du directeur général).

Lire aussi sur L’Essor : L’UNPRG demande la fin du “bradage des grades dans la réserve” et s’interroge sur l’utilité des grades dans la réserve citoyenne

D.C

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4 Commentaires

  1. CREMA

    Il faut surtout un signe distinctif évident (couleur des galons, insigne spécifique…) afin que l’on puisse savoir immédiatement si on est face à des gendarmes d’active ou à des réservistes, ces derniers étant souvent ambigus sur leurs véritables statuts…

    • Al

      Vous confondez réserviste opérationnel et réserviste citoyen.
      Le réserviste opérationnel ne doit pas paraître différent d’un actif, par rapport au public, au risque de ne pas être pris au sérieux lors d’un contrôle. Dans tous les cas l’actif sait qu’il a affaire à un réserviste ça ne change rien.

  2. Tomana

    Ci-dessous la proposition que j’ai fait sur le site du Grand débat:
    La sécurité du Président de la République doit être du ressort exclusif des forces de sécurité de la république; à savoir le Groupe Sécurité Président République (GSPR). Cette formation composée de Gendarmes et de policiers triés sur le volet est commandée à tour de rôle soit par un Officier de Gendarmerie soit par un Commissaire de police. Quelle est la marge d’initiative de ces deux personnes lorsqu’ils constatent les agissements du Président ou des membres proches de ce dernier, non conformes à la déontologie ? Nous pourrions voir l’élaboration d’une loi définissant l’emploi en général du GSPR. Cette loi devrait préciser au Commandant de l’Unité que seuls les Présidents du Conseil Constitutionnel, de la Cour de Cassation et du Conseil d’Etat soient habilités à recevoir les informations ou les actes mettant en danger la République.

  3. Quand je lis Bayrou c’est vraiment un âne à manger du foin , l’idiot du village anti français !

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