vendredi 22 mars 2019
Accueil / A la une / [Série d’été] Le jour où le mystère de la petite fille de l’A10 débute (vidéo)

[Série d’été] Le jour où le mystère de la petite fille de l’A10 débute (vidéo)

Avis de recherche de la SR d'Orléans
Avis de recherche de la SR d’Orléans (crédit photo : DR)

11 août 1987. Deux employés de la société Cofiroute découvrent le corps d’un enfant enroulé dans une couverture en bordure de l’autoroute A10, à Suèvres (Loir-et-Cher). Le patron de la section de recherches d’Orléans, le chef d’escadron Rémy Maunier, débute l’enquête. Il ne se doute pas alors qu’il faudra attendre 31 ans pour identifier deux suspects, les parents, et enfin mettre un nom sur le visage de l’enfant devenue “la petite fille de l’A10”.

Lire aussi sur L’Essor : Martyre de l’A10 : les premières constatations ont été déterminantes

Les enquêteurs de la section de recherches d’Orléans sont en pointe pour leur époque. Ils sont les premiers gendarmes à être équipés d’un véhicule mobile de police technique. Ils vont avoir la présence d’esprit de récupérer les vêtements et la couverture dans laquelle la petite fille était enveloppée.

Premier véhicule de police technique

“Nous avons la chance d’avoir le premier et le seul véhicule de police technique en France”, se souvient auprès de L’Essor le lieutenant-colonel (ER) Rémy Maunier. Cet outil permet aux enquêteurs, formés, de faire des prélèvements, des relevés et des scellés dans “les meilleures conditions possibles”.

En 1987, les gendarmes font face à une impressionnante énigme criminelle. 65.000 écoles sont visitées, des médecins sont rencontrés, pour tenter de mettre un nom sur le visage de la petite victime. Les enquêteurs recherchent une aiguille dans une botte de foin.

Sur le moment, nous ne savons pas comment va s’orienter cette enquête, explique Rémy Maunier. Mais pour ce qui est de la recherche du renseignement et du recueil des indices, nous savons faire, et c’est quelque chose que nous pouvons faire de la meilleure façon possible. On ne sait pas si cela va servir ou non, mais sur le moment nous ne le savons pas. Cela fait simplement partie des fondamentaux.”

Des fondamentaux précieux. Car 31 ans après, la couverture saisie en 1987 livre enfin une trace ADN exploitable. Elle conduira au petit frère de la victime, puis à ses parents, les deux suspects mis en cause par la justice.

Gabriel Thierry

A voir également

Après les Champs-Elysées, des gendarmes accusent

Décisions préparatoires surprenantes, choix tactiques erronés : aux ordres de la Préfecture de police de Paris, …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *