mardi 18 juin 2019
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Christophe Castaner, délégué général du Mouvement La République en marche (Crédit photo: capture d'écran Sénat).
Christophe Castaner, délégué général du Mouvement La République en marche (Crédit photo: capture d'écran Sénat).

Selon Christophe Castaner, Vincent Crase aurait menti sur sa présence en tant que réserviste le 1er Mai place de la Contrescarpe

Alexandre Benalla interpellant violemment un manifestant, le 1er mai 2018, sur la place de la Contrescarpe (5e arrondissement) (photo : capture d'écran de la chaîne YouTube/T.Bouhafs)
Alexandre Benalla interpellant violemment un manifestant, le 1er mai 2018, sur la place de la Contrescarpe (5e arrondissement) (photo : capture d’écran de la chaîne YouTube/T.Bouhafs)

Pour justifier sa présence aux manifestations du 1er Mai, Vincent Crase aurait fait valoir auprès de son employeur sa qualité de réserviste opérationnel. C’est ce qu’assure Christophe Castener, délégué général de La République en marche, auditionné par la commission d’enquête du Sénat ce mardi 31 juillet. Ce salarié de La République en marche mis en cause dans l’affaire des violences du 1er Mai avec le chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, est dès le lendemain de la manifestation identifié dans la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Plusieurs salariés de La République en marche ont vu [la vidéo] et ont été stupéfaits d’y reconnaître un de leurs collègues, Vincent Crase, qu’ils connaissent bien, puisqu’il est l’un des agents en charge de l’accueil et de la sécurité du siège de La République en marche”, se souvient Christophe Castener. Le soir-même, le délégué général reçoit Vincent Crase, responsable adjoint sûreté sécurité de l’association depuis juillet 2017, pour écouter ses explications. Ce dernier lui aurait alors indiqué “avoir agi en tant que gendarme réserviste le 1er Mai, à la demande expresse d’Alexandre Benalla, avec qui il a indiqué être en contact dans le cadre d’opérations réalisées elles-aussi en tant que gendarme réserviste”. Le 19 juillet, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit avait lui-même aussi mentionné la présence de Vincent Crase à la manifestation du 1er Mai en spécifiant qu’il était réserviste opérationnel.

Cette prétendue mission dans la réserve le 1 er mai est pourtant contredite par le témoignage, sous serment, du général de brigade de Gendarmerie Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Élysée, auditionné par les députés le 25 juillet. Ce dernier avait souligné que le réserviste de l’Elysée n’était pas convoqué ce jour-là mais à titre privé. Le rapport de l’inspection générale de la police nationale, publié le 27 juillet, remarque lui que Vincent Crase est simplement présenté ce ce jour-là comme un collaborateur d’Alexandre Benalla au major de la préfecture de police de Paris chargé d’encadrer l’homme de l’Elysée.

Lire aussi sur L’Essor : Le général Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée, a exclu Vincent Crase de la réserve de l’Elysée

Son implication dans les violences connues en interne, Vincent Crase sera tout d’abord suspendu pendant quinze jours, comme Alexandre Benalla. La République en marche a lancé depuis, le 20 juillet, une procédure de licenciement.  Issu de l’armée de l’armée de l’Air où il a effectué son service comme aspirant, Vincent Crase est réserviste opérationnel de 1996, et le grade de chef d’escadron. Il cumule 494 jours de réserve a précisé le général Lizurey lors de son audition. Il a rejoint la réserve de l’Elysée, via la Garde républicaine, en novembre 2017 où il a répondu à quarante convocations. Il a depuis exclu et son contrat est suspendu.

Gabriel Thierry

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