L'Essor

Qui est la gendarme mobile devenue la Marianne des réseaux sociaux? (actualisé)

A droite, la jeune gendarme, stoïque, face aux Marianne aux seins nus. Photo Capture d'écran You tube

Article actualisé le 18 décembre à 17h00.

Lors de l’acte V des gilets jaunes ce samedi 15 décembre, cette jeune gendarme mobile, stoïque, fait fièrement face à cinq Marianne. Celles-ci ont les seins nus, portent une cape rouge et sont coiffées d’un bonnet phrygien. Des dizaines de photographes immortalisent la scène. L’image a fait le tour des réseaux sociaux. A l’origine de ce face-à face insolite, cinq militantes participant à une performance artistique réalisée par Deborah de Robertis.

Beaucoup ont estimé que c’était cette gendarme mobile qui incarnait mieux Marianne, telle cette policière sur twitter : “Ma Marianne, elle est à gauche. C’est ma sœur d’armes. Digne, fière, forte, inébranlable. D’une beauté naturelle à la française, au regard franc, défendant les valeurs de la République et ses couleurs. Elle n’a pas besoin de montrer un sein, ni même de s’affubler d’un costume.” La Gendarmerie a d’ailleurs remercié les internautes qui ont reconnu “notre Marianne de la République engagée pour la défense des libertés publiques”.

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Fille d’un couple de gendarmes et petite-fille de gendarme

La jeune gendarme avait été “rappelée de permission avec tous les camarades de son escadron“‘ précise la porte-parole de l’Arme. Le lendemain de cette photo, elle a été félicitée par téléphone par le général Ricbard Lizurey, directeur général de la Gendarmerier. Ce dernier devrait la recevoir cette semaine.

La Marianne de la Gendarmerie dont nous ne dévoilerons ni le prénom ni son unité d’appartenance pour des raisons de sécurité, a vraiment du sang bleu dans les veines! Non seulement son papa était gendarme, mais sa maman aussi (en départementale) et son grand-père paternel – décédé- également. Avant d’être gendarme mobile, elle a été gendarme adjoint volontaire et réserviste.

Les femmes sous-officiers en mobile depuis 2015

S’il y a des officiers féminins à la tête des pelotons, y compris d’intervention, et des escadrons depuis plus longtemps – la première femme officier a été affectée dans un escadron en 1989 –  les trente premières femmes sous-officiers ont commencé à être intégrées en avril 2015 à titre expérimental dans trois escadrons de gendarmerie mobile (11/1 de Satory, 21/2 de Mont-de-Marsan et 11/5 Sathonay-Camp).

A l’issue de cette phase qui a duré six mois, elles sont progressivement intégrées dans les escadrons. Pour permettre une bonne installation (locaux de vie séparés), elles sont intégrées par groupe d’une dizaine par escadron. Actuellement, il y a en tout 290 femmes dans 37 EGM (sur un total de 109), dont 12 femmes officiers parmi lesquelles quatre commandent un escadron.

D.C et PMG

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