vendredi 24 mai 2019
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Sous-officiers de la Gendarmerie dans la cour d'honneur des invalides (M.GUYOT/ESSOR)
Sous-officiers de la Gendarmerie dans la cour d'honneur des invalides (M.GUYOT/ESSOR)

Promotion sociale: les gendarmes peuvent croire aux étoiles

Mercredi, la Gendarmerie a changé de directeur des ressources humaines. Au delà de l’importance que cette nomination revêt pour les gendarmes, elle est hautement symbolique car celui qui est désormais le quatrième personnage de l’Institution, le général de division Armando de Oliveira, est un ancien sous-officier. Général trois étoiles depuis le 1er février, il devrait finir sa carrière au moins comme général de corps d’armée (quatre étoiles).

Escalier ou ascenseur social?

L’un de ses prédécesseurs, de 2013 à 2016, le général de corps d’armée (2S) Philippe Mazy avait également commencé sa carrière comme sous-officier, et même comme gendarme auxiliaire puisqu’il avait effectué son service en Gendarmerie. Finir au sommet de l’Institution quand on y est entré au plus bas de l’échelle hiérarchique montre que l’ascenseur social fonctionne encore au sein de l’Arme. Ou plutôt l’escalier social. En effet, comme l’expliquait le général Mazy il y a un an à L’Essor, “il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton pour que l’ascenseur monte. Il faut monter les marches une par une, à la force des jarrets”. 

Des généraux qui ont commencé monogalon

Ces carrières exemplaires demandent des efforts mais restent donc possibles, comme en témoignent, au hasard, les parcours du général de corps d’armée, Michel Labbé, inspecteur général de la Gendarmerie nationale, ou des généraux de brigade Pierre Bouquin, commandant l’école de Gendarmerie de Chaumont, Jean-Marc Descoux, commandant la gendarmerie de Guadeloupe, Anne Fougerat, secrétaire générale de la Garde nationale et Philippe Guichard, commandant de la gendarmerie de l’air. A leurs tout débuts, ces cinq généraux ont porté sur leur uniforme un galon de gendarme. 

Matthieu Guyot (avec Pierre-Marie Giraud)

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15 Commentaires

  1. RUTANNI

    sont-ils les seuls ?

    • La rédaction

      Cette liste n’est pas exhaustive. Le général Rutanni est issu du rang?
      Cordialement

  2. Hulot de Collart Jean Michel

    Bravo pour l’escalier social ! Preuve que l’on peut aller loin avec de la volonté ! Il y a aussi l’ascenseur social pour les jeunes de milieu modeste qui accèdent à l’université ou aux grandes écoles. La aussi ‘effet de la volonté !

  3. CAROL philippe

    Bonjour,
    Tout comme dans certains corps d’armées, pour exemple prenons le général Bigeard , qui a commencé son impressionnante carrière comme “simple ” Para de 2eme classe et qui par la force de ces mollets ( comme il le disais lui même ) à fini général 4 étoiles, il y a dans la gendarmerie des éléments qui comme lui, monte l’escalier à la force de leurs mollets et finissent tout en haut de l’échelle par amour de leur métie. Pour eux, ceux n’est que justice rendu et, on peut les en félicité car ils valent largement plus que ceux qui ont simplement “appuyé ” sur le bouton de l’ascenseur pour monté. J’estime que dans l’armée ce n’est pas juste ce que l’on a dans la tête qui fait le grade, il faut aussi faire preuve devant ces hommes que l’on commande, que l’on est capable de faire aussi ce qu’on leur demande de faire. Un capitaine qui commande aux hommes de ça compagnie de faire un exercice ou une mission dangereuse, doit être capable de passé devant pour leur montrer l’exemple.. Si un colonel demande depuis son bureau à ces hommes d’effectuer une mission alors que lui même n’est pas capable de faire un e simple action, comment voulais vous que cela fonctionne bien ??? Tout comme un aspirant (lieutenant ) chez les Paras qui demande à sa section d’effectué un “8 Kil TAP” zlors que lui même n’est même pas foutu de courir plus de 5 kilomètres avec tout le barda TAP, comment voulaient vous que ces hommes et confiance en lui ??? Par expérience, j’ai déjà vu un capitaine commander une action au Liban à ces hommes, tant dis que lui rester planqué de trouille sous véhicule pendant un ces hommes y allaient eux franco. Comment voulaient vous que ces hommes aient confiance en leur capitaine après cela ???
    Pour être un très bon officier, il ne suffit pas d’avoir tout dans la tête et rien dans ” le froc” (autant pour moi pour l’expression, mais……) .
    Donc l’ascenseur social dans le “métier ” , je préfère dire dans la vocation de militaire ne suffit pas, mon avis n’engage que moi. C’est en forgeant que l’on devient forgerons. Donc dans les vocations militaires, l’ascenseur social est à mettre de côté, du moins pour certaines catégories d’armes. Dans les corps d’élites comme le GIGN, même le GIPN, le RAID, etc…. l’école d’officier ne suffit pas, le simple “bouton” pour monté ne suffit pas. Rien ne vaut l’expérience de terrain.
    Tout cela est mon avis et n’engage que moi.
    Mais un grand merci au GIGN, si on ne vous avez pas, on serait dans la merd….
    Respectueusement, Paramicalement, Philippe C.

    • J-Y Le Goff

      Wahou ! C’est pour nous faire chercher les fautes d’orthographe que la rédaction nous présente ce texte ???

      • claude34

        Non.
        C’est pour démontrer à certains prétentieux-comme vous- qu’il y a des gens qui ,malgré un niveau qui n’est surement pas le votre -quoique- ont compris le sens des valeurs et de l’honneur qu’il est indispensable d’avoir pour prétendre commander.
        Assurément, vous auriez dû lire le livre récent d’un certain Général…
        Quant à CAROL philippe , je le félicite .

    • MALFIONE James

      Erreur cher ami, le ” Grand Bibi” comme on l’appelait, a terminé sa carrière comme Général d’Armée, donc 5 étoiles.
      Toutes celles et ceux qui l’ont connu lorsqu’il commandait la région de Bordeaux, parlent de lui comme d’un patron sympa qui aimait entrainer avec lui tous les personnels de bureau pour un footing matinal et cela, presque tous les jours.
      C’était un “gégène” extraordinaire, drainant autour de lui toutes les personnes qui croyaient aux valeurs de l’Armée Française et aux traditions qui s’y rapportent.
      Ancien marin avant une carrière en GM, j’ai toujours eu en mémoire la devise qui figurait sur les bâtiments de la “Royale”où j’ai servi et que le Général Bigeard portait haut et fier : “Honneur et Patrie – Valeur et Discipline !!
      Jimmy (ex QM Mécano-Torpilleur et Ecouteur ASM) – Ancien de l’EGM 9/15 de ROMANS

  4. Tisseyre

    Très bel article, il est tout de même regrettable que son auteur, ne sâche pas faire la différence, entre une Arme, (exemple : gendarmerie départementale, ou gendarmerie mobile ) et une
    Armée, ( exemple : l’ Armée de Terre, l’ Armée de l Air, l’ Armée de mer, appelée également Marine
    Nationale et la Gendarmerie Nationale).

    • Matthieu Guyot

      Bonjour,
      La gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile sont des subdivisions d’arme.
      La France compte trois armées (Air, Terre et Marine) dont ne fait pas partie la Gendarmerie, qui est une force armée.
      Cdt.
      MG

  5. aubert

    N’oublions pas ceux qui ont débuté leur carrière comme sous-officier dans les armées. En 1980, j’étais appelé dans l’armée de l’air ! Et sous-officier en 1981. Le temps passe…
    Général Patrick Aubert.

    • La rédaction

      Merci mon général! Vous êtes plusieurs officiers généraux ou supérieurs dans ce cas. C’est tout aussi méritoire!

  6. COUSSEAU

    Il serait interessant de savoir combien de ces généraux sont et étaient francs maçons…..car cette “caste” semble particulièrement bien introduite et installée dans notre Institution. Et c’est ce qui fait réfléchir et mettre un frein à toutes ces grandes thèses du travail récompensé, celle là même qui règne chez les francs maçons. Une idée bien noble mais qu’and on sait comment agissent les membres de ces loges, on peut douter de toutes ces théories et ne retenir que le principe de l’opportunisme des liens et des connaissances par les réseaux francs maconiques. Il serait très intéressant de voir apparaître un jour les résultats d’enquête sur la franc maçonnerie en gendarmerie. Nous serions certainement surpris et inquiet…..

    • MALFIONE James

      Erreur cher ami, le ” Grand Bibi” comme on l’appelait, a terminé sa carrière comme Général d’Armée, donc 5 étoiles.
      Toutes celles et ceux qui l’ont connu lorsqu’il commandait la région de Bordeaux, parlent de lui comme d’un patron sympa qui aimait entrainer avec lui tous les personnels de bureau pour un footing matinal et cela, presque tous les jours.
      C’était un “gégène” extraordinaire, drainant autour de lui toutes les personnes qui croyaient aux valeurs de l’Armée Française et aux traditions qui s’y rapportent.
      Ancien marin avant une carrière en GM, j’ai toujours eu en mémoire la devise qui figurait sur les bâtiments de la “Royale”où j’ai servi et que le Général Bigeard portait haut et fier : “Honneur et Patrie – Valeur et Discipline !!
      Jimmy (ex QM Mécano-Torpilleur et Ecouteur ASM) – Ancien de l’EGM 9/15 de ROMANS

    • MALFIONE James

      Les “arcanes” de la Politique et de l’Administration Civile et Militaire de l’Etat, font que bien souvent, un étrange parcours jalonne ces carrières et qu’il est difficile d’y comprendre quelque chose.
      Ceci dit, il est vrai que la “Franc-maçonnerie” a toujours été présente dans les grands évènements de l’Etat.

  7. NEFF Alphonse

    C’est vrai, je confirme pour le général Philippe Guichard, il était élève-gendarme à Chaumont avec moi ! même peloton et je n’ai rien d’autre à préciser sur moi ! Lol

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