samedi 26 septembre 2020
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micro-drone de l'entreprise Aeracess
Micro-drone de la société Aeracess. Crédit : Aeraccess.

Près d’un million d’euros pour financer les drones de la Gendarmerie

La Gendarmerie va obtenir une subvention européenne de 956.000 euros pour financer ses futurs drones et la formation de télépilotes d’ici à fin 2017.

Cette aide financière est apportée par le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) de l’Union européenne, au terme d’un processus de sélection rigoureux. Ce même fonds, comme « L’Essor » l’a déjà mentionné, va également participer au financement des nouveaux matériels de pointe du GIGN pour lutter contre le terrorisme.

Au moins une vingtaine de drones à venir

 

Afin que la Gendarmerie étoffe sa flotte de drones, un premier appel d’offres avait été lancé par le ministère de l’Intérieur le 24 juin 2015. Cet appel d’offres concernait deux lots de drones : un premier lot de quatre micro-drones dits « haut de gamme », et un second lot d’une vingtaine de drones « grand public ».

Or, si le premier lot a été remporté par la société Novadem et son drone NX110, le second n’a pas été attribué, car les prix étaient trop élevés et la qualité de la concurrence n’était pas au rendez-vous.

Un nouvel appel d’offres a donc été lancé en avril 2016 pour l’acquisition d’une vingtaine de micro-drones. La Gendarmerie précise notamment qu’il s’agira de quadricoptères (quatre pales) à propulsion électrique et à décollage vertical. Discrets, les appareils doivent être de taille réduite et compacte, facilement transportables et d’un faible niveau sonore. Chaque drone pourra être utilisé par un seul télépilote et disposera d’une autonomie minimale de 20 minutes.

Quant aux formations théoriques et pratiques des télépilotes, elles doivent être composées de six stagiaires au maximum pour une durée n’excédant pas cinq jours.

Différentes unités concernées

 

Optimisation des déplacements, aide à la prise de décision : les drones sont devenus les alliés des gendarmes. La section de recherches (SR) de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) été la première unité de Gendarmerie a utiliser des drones dans le cadre de ses missions. Une utilisation devenue systématique lors de crash aériens, comme celui de l’avion d’Air Algérie au Mali en 2014.

De même l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) utilise les aéronefs depuis 2013 pour photographier et filmer des scènes de crime.

L’outil est également bien connu du GIGN dans le cadre de repérages ou en tant qu’outil de renseignement et de diffusion d’images pour l’aide à la prise de décision.

Enfin mentionnons l’usage des aéronefs dans le cadre des missions de maintien de l’ordre de la gendarmerie mobile. Par exemple, lors d’une manifestation, les images aériennes peuvent servir d’indicateurs sur la position des éventuels casseurs, ou permettre de savoir ce qu’il se passe derrière une barricade.

La livraison des prochains drones, prévue pour 2017, concernera essentiellement les forces aériennes de gendarmerie (FAG) en métropole et outre-mer, ainsi que certaines unités d’intervention et de surveillance. La subvention du FSI est donc la bienvenue pour l’acquisition de ces technologies coûteuses : il faut compter entre 50.000 et 150.000 euros pour un micro-drone haut de gamme.

Nathalie DELEAU 

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Un commentaire

  1. laval

    La gendarmerie est une armée donc ses recompenses et ses signes d’appartenances ou de grades ne peuvent être les mêmes que la police qui est une unité civile.

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